Plébiscitées par le public la saison dernière sur la scène du Pin Galant, nous aurons le plaisir de les retrouver cette saison ! Bien plus qu’une simple comédie, c’est un spectacle complet qui réussit son pari d’aborder avec humour, sensibilité et bienveillance un sujet universel !
Quatre femmes du même âge se rencontrent dans un grand magasin et se rendent compte que, malgré leurs styles de vie opposés, elles ont un point commun auquel nulle femme ne peut échapper : la ménopause !
Une actrice en mal de rôles, une mère de famille nombreuse, une cheffe d’entreprise glaçante et une baba un peu trop cool se livrent sans retenue afin de partager leurs doutes, leurs angoisses, mais aussi et surtout leurs moments de joies.
Loin des rayons de produits cosmétiques et d’autres produits miracles, elles chantent et dansent « leurs effets secondaires » avec humour. De quoi partager une vraie bouffée de chaleur mais aussi une vraie bouffée d’air frais entre femmes… et osons amener nos maris !
Pomme-frite, le vieux chien édenté, est introuvable. Comme les poules Grisette et Blanchette, ou Jason le hamster. Comment leur dire adieu ? Les réponses recueillies par Valérie Mréjen auprès d’enfants de tous âges, qu’on aperçoit en film sur le décor, sont pleines d’imagination et de poésie. Dans un joyeux ping-pong narratif, les trois comédien·nes rejouent avec délices les cérémonies qui leur ont été confiées : chanter, danser, ramasser des cailloux, des fleurs, ou recréer un monde miniature, « comme les Égyptiens ». À moins que ces personnages ne deviennent eux-mêmes ces fantômes d’animaux, se métamorphosant avec quelques accessoires de récup’. Pour sa 4e pièce jeune public également proposée dans le cadre du Projet Kids – la grande colo artistique de Fanny de Chaillé – Valérie Mréjen enchante la parole documentaire enfantine, avec une imagination débridée.
Pomme-frite, le vieux chien édenté, est introuvable. Comme les poules Grisette et Blanchette, ou Jason le hamster. Comment leur dire adieu ? Les réponses recueillies par Valérie Mréjen auprès d’enfants de tous âges, qu’on aperçoit en film sur le décor, sont pleines d’imagination et de poésie. Dans un joyeux ping-pong narratif, les trois comédien·nes rejouent avec délices les cérémonies qui leur ont été confiées : chanter, danser, ramasser des cailloux, des fleurs, ou recréer un monde miniature, « comme les Égyptiens ». À moins que ces personnages ne deviennent eux-mêmes ces fantômes d’animaux, se métamorphosant avec quelques accessoires de récup’. Pour sa 4e pièce jeune public également proposée dans le cadre du Projet Kids – la grande colo artistique de Fanny de Chaillé – Valérie Mréjen enchante la parole documentaire enfantine, avec une imagination débridée.
En quelques mois, Moguiz est devenu un véritable phénomène sur les réseaux sociaux grâce à sa galerie de personnages qu’il improvise et interprète avec une acuité aiguisée. Son sens inné de portraitiste d’hommes et de femmes de tous horizons (prof, secrétaire, comptable, parents, enfants…) lui a permis de créer un rendez-vous attendu chaque jour sur ses différents réseaux, par un public très diversifié.
Depuis le 5 février Moguiz raconte une partie de son parcours et fait vivre ses personnages les plus emblématiques sur scène au Petit St-Martin à Paris.
Il sera en tournée à partir d’octobre 2025.
Joël Pommerat a le chic pour explorer ce moment tâtonnant et aigu entre enfance et adolescence (_Contes et légendes, Cendrillon, Pinocchio_) avec des distributions de comédien·nes sans âge, comme surgi·es d’un autre monde. C’est encore le cas avec le trio Éric Feldman, Coraline Kerléo, Marie Malaquias, troublant·es adultes-enfants de cette épopée fantastique. Sur Terre, Jade et Marjorie se vouent une amitié indéfectible, luttant de toutes leurs forces contre les normes qui les contraignent. Dans un autre univers, un jeune couple a été forcé à l’exil pour avoir commis le crime de trop s’aimer. Et si le surnaturel était leur arme pour contourner l’arbitraire des adultes ? Toute la grammaire esthétique de la Compagnie Louis Brouillard – noirs tranchant entre les scènes, lumières sculptant l’espace, parole sonorisée – fait corps avec cette fragilité adolescente, et pousse très loin la sensation d’irréel de ce nouveau conte existentiel.
_Attention, présence d’effets stroboscopiques_
« Si tu colles ton doigt sur un miroir, le doigt en réflexion ne touchera jamais ton vrai doigt. Tu peux regarder de plus près, il y aura toujours un tout petit écart, un millimètre d’écart. Peut‐être que c’est ça, que j’ai toujours un millimètre d’écart, que tout me frôle, passe tout près mais ne me touche jamais.
Il va bientôt mourir et je tiens ce « millimètre d’écart » de lui. Évidemment c’est une protection et il faut apprendre à ses enfants à se protéger aussi. Lui résiste face à la pénétration. Quand il sent que ça commence à rentrer, qu’il est sur le point d’être touché, d’être vulnérable. Il se lève et il part. Il quitte la pièce et un peu plus la vie par la même occasion. »
Dans le miroir d’une salle d’attente d’hôpital, face à son fils, le père réapparaît.
Des deux, qui sera le prochain à mordre la poussière ?
Joël Pommerat a le chic pour explorer ce moment tâtonnant et aigu entre enfance et adolescence (_Contes et légendes, Cendrillon, Pinocchio_) avec des distributions de comédien·nes sans âge, comme surgi·es d’un autre monde. C’est encore le cas avec le trio Éric Feldman, Coraline Kerléo, Marie Malaquias, troublant·es adultes-enfants de cette épopée fantastique. Sur Terre, Jade et Marjorie se vouent une amitié indéfectible, luttant de toutes leurs forces contre les normes qui les contraignent. Dans un autre univers, un jeune couple a été forcé à l’exil pour avoir commis le crime de trop s’aimer. Et si le surnaturel était leur arme pour contourner l’arbitraire des adultes ? Toute la grammaire esthétique de la Compagnie Louis Brouillard – noirs tranchant entre les scènes, lumières sculptant l’espace, parole sonorisée – fait corps avec cette fragilité adolescente, et pousse très loin la sensation d’irréel de ce nouveau conte existentiel.
_Attention, présence d’effets stroboscopiques_
**Famille l Choeur** à partir de 10 ans
Pour comprendre les intrigues croisées, les coups de théâtre rocambolesques et les jeux de dupes de _Così fan tutte_, un comédien n’est pas de trop ! Grâce à ses éclairages précieux et son humour facétieux, l’histoire se révèle en à peine une heure, pour petits et grands. La musique de Mozart résonne comme une évidence dans les voix mêlées des solistes du Chœur de l’Opéra National de Bordeaux.
**Programme**
**Wolfgang Amadeus Mozart**, _Così fan tutte_ (extraits)
[En savoir plus](https://www.opera-bordeaux.com/famille-voix-une-heure-avec-cosi-fan-tutte-88251)
Pomme-frite, le vieux chien édenté, est introuvable. Comme les poules Grisette et Blanchette, ou Jason le hamster. Comment leur dire adieu ? Les réponses recueillies par Valérie Mréjen auprès d’enfants de tous âges, qu’on aperçoit en film sur le décor, sont pleines d’imagination et de poésie. Dans un joyeux ping-pong narratif, les trois comédien·nes rejouent avec délices les cérémonies qui leur ont été confiées : chanter, danser, ramasser des cailloux, des fleurs, ou recréer un monde miniature, « comme les Égyptiens ». À moins que ces personnages ne deviennent eux-mêmes ces fantômes d’animaux, se métamorphosant avec quelques accessoires de récup’. Pour sa 4e pièce jeune public également proposée dans le cadre du Projet Kids – la grande colo artistique de Fanny de Chaillé – Valérie Mréjen enchante la parole documentaire enfantine, avec une imagination débridée.
**Concert du dimanche**
Avec ses neuf musiciens sur scène, le _Nonette_ de George Onslow se fait presque passer pour une oeuvre orchestrale. À son souffle romantique s’ajoutent des oeuvres hautes en couleurs de Britten et Kodály.
Avec dégustation organisée par le **Syndicat Viticole de Pessac-Léognan**

**Programme**
**Benjamin Britten**, _Phantasy Quartet op. 2_
**Zoltán Kodály**, _Intermezzo pour trio à cordes_
**Georges Onslow**, _Nonette en la mineur op. 77_
**Autour du concert**
Pendant que vous assistez à l’un de nos concerts du dimanche, vos enfants découvrent la musique lors d’un atelier d’éveil musical, dès 4 ans.
[Voir l'atelier du dimanche 2 mai à 11 h à l’Auditorium](https://www.opera-bordeaux.com/famille-atelier-deveil-musical-94611)
[En savoir plus](https://www.opera-bordeaux.com/musique-de-chambre-concert-du-dimanche-88281)
**Danse**
Pour la 11e édition de Quatre tendances, le Ballet de l’Opéra National de Bordeaux propose un portrait de deux chorégraphes majeurs de la scène contemporaine qui l’accompagnent depuis 2021. Théâtralité, expressivité et vitesse d’exécution sont les marqueurs de l’esthétique de Sol León et de Paul Lightfoot. _Sleight of Hand_, tour de passe-passe, fait du plateau un immense jeu d’échecs dans lequel les danseurs évoluent portés par une mécanique précise : la pulsation de la musique de Philip Glass. Au son du mambo de _Sad Case_ se compose une partition grimaçante dans laquelle les postures caricaturales des danseurs interrogent la notion de groupe, quand _Softly as I Leave You_ resserre l’espace autour d’un duo enfermé dans une boîte pour mieux montrer le couple et ses déséquilibres. _Sh-boom_, enfin, est un exemple notable de l’humour noir et de l’ironie lumineuse que le duo de chorégraphes développe depuis ses plus jeunes années. Quatre pièces, un même principe : utiliser la puissance du mouvement pour faire de la danse un art de la satire, aussi drôle que grinçant.
**Programme**
**Sol León et Paul Lightfoot**
_Sleight of Hand_
_Softly, as I leave you_
_Sad Case_
_Sh-Boom !_ - entrée au répertoire
Production Opéra National de Bordeaux
Production Opéra national de Paris, Nederlands Dans Theater (_Sleight of Hand_)
Ateliers de l’Opéra National de Bordeaux
Avec le soutien de la **Fondation d’Entreprise** **Philippine de Rothschild**
****
**Autour du spectacle**
**Samedi 6 mars 18 h 30 :** rencontre avec l’équipe artistique et Éric Quilleré, Grand-Théâtre
**Mardi 9 et jeudi 11 mars 14 h 30 :** séances pour les scolaires
[En savoir plus](https://www.opera-bordeaux.com/danse-quatre-tendances-87111)
**Une jeunesse en résistance**
Dans un établissement scolaire délabré, Jeanne et Olivier se présentent à des élections scolaires. Elle, révoltée, s’attaque au patriarcat et aux pubs. Lui, atteint d’éco-anxiété, ne jure que par L’encyclopédie du savoir inutile. Il et elle partagent les mêmes inquiétudes face à l’avenir et l’état du monde, mais s’affrontent sous l’œil apathique du personnel. À rebours des constats désabusés et discours moralisateurs, Le poids des fourmis devrait être remboursé par la Sécurité Sociale. Cette pièce québécoise portée par un quatuor époustouflant dissèque avec un humour ravageur nos angoisses collectives, rend la solidarité contagieuse et apporte une bouffée d’espoir salutaire au pessimisme ambiant. Ostie, qu’il est bon de rire ensemble !
**(D)étonnant**
Bifurquer, croiser, hybrider… autant de verbes indissociables du vocabulaire artistique de (LA)HORDE. À la direction du Ballet national de Marseille depuis 2019, le trio a imprimé sa créativité et son art du décloisonnement dans des pièces engagées et libres (Room with a view, Roommates). Le collectif multiplie aussi les collaborations avec Rosalia, Björk ou encore Madonna. Crossover s’inscrit dans leur ligne artistique : l’enchevêtrement des langages chorégraphiques, des générations et des esthétiques pour faire corps. Huit interprètes incarnent ce dialogue vivifiant, tissé de rencontres : Rafaela Sahyoun x Fran Diaz explorent un contemporain survolté, Armin Hokmi x Cecilia Bengolea croisent danses de club et mouvements hypnotiques et (LA)HORDE x Angelin Preljocaj confrontent Lindy Hop revisité et écriture classique renouvelée. Une ode au mouvement.
**Musique du monde**
Emprunte du toucher, de la résonance et des gammes naturelles de la kora malienne, la guitare électrique de Vieux Farka Touré est immédiatement reconnaissable. L’héritier et enfant prodigue du blues malien s’inspire autant de BB King que des souvenirs musicaux qu’il peut avoir avec sa grand-mère, chanteuse et guérisseuse.
**Autour du temps fort "Mali"**
Conférence « Musiques modernes et traditionnelles du Mali » à la Galerie Arrêt sur image. Plus d'information à venir
Conférences organisées par le Consulat du Mali, à retrouver sur leur site
[En savoir plus](https://www.opera-bordeaux.com/jazz-pop-musique-du-monde-vieux-farka-toure-quartet-87571)
**Fiction spéculative**
En 2024, Luigi Mangione assassine le PDG du plus grand assureur santé aux États-Unis et devient une sorte de héros pour une partie de l’opinion publique. À partir de ce fait divers médiatisé, le collectif suisse met sur pied une fiction spéculative qui fait se rencontrer la veuve de la victime et son meurtrier. Les comédien·nes ont suivi un processus de justice restaurative, encadré·es par de vraies professionnel·les. Sur un texte d’Adèle Yon, auteure de Mon vrai nom est Elisabeth, cette expérience mêle paroles réelles et scènes fictionnées. Le projet met en lumière la complexité des conflits, interroge la légitimité de la violence et laisse entrevoir la possibilité du dialogue comme alternative à la logique punitive.
**Le Cœur et sa dictature**
Poings serrés, sourcils froncés, intense et bouillonnante, Zélie chante et danse une force autant qu’une vulnérabilité. Portées par des sonorités électroniques, ses chansons brutes et incisives frappent par leur sincérité. Bavarde, intime, son écriture touche à l’universel en explorant les élans et les contradictions de la jeunesse : ruptures amoureuses, rapport au corps, héritages familiaux ou quête de soi. Après avoir conquis le public jusqu’à remplir La Cigale et l’Olympia, elle poursuit son ascension avec Le Cœur et sa dictature, transformant ces expériences en hymnes à la « bizarrerie humaine ». Sur scène, Zélie déploie un spectacle explosif aux influences américaines, où danse contemporaine, hip-hop et pop électro se mêlent dans un univers aussi puissant que sensible.
**Pratiquer | Voix**
Le Chœur de l’Opéra National de Bordeaux propose de vous faire découvrir la pratique chorale, dans l’une des œuvres lyriques qui en offre sans doute les pages les plus célèbres, des couplets du toréador au chœur des cigarières : la mythique _Carmen_ de Georges Bizet. Comme chaque année, après inscription en début de saison, les participants sont conviés à une série de répétitions dans les murs du Grand-Théâtre, pour les mener vers la représentation, où ils partageront la scène avec les artistes du Chœur de l'Opéra National de Bordeaux.
**Programme**
**Georges Bizet**, _Carmen_
**Informations ateliers et réservations**
ATELIERS À L’AUDITORIUM
1| lundi 11 janvier de 19 h à 21 h
2| lundi 1er février de 19 h à 21 h
3| lundi 8 février de 19 h à 21 h
4| lundi 1er mars de 19 h à 21 h
5| lundi 8 mars de 19 h à 21 h
6| vendredi 19 mars de 18 h à 21 h
**\---> samedi 20 mars, 20 h, concert « Venez chanter avec ! »**
**Réservations pour les ateliers exclusivement en ligne :**
**à partir du jeudi 26 novembre à 13 h**
Vous avez un billet pour le concert, vous n’avez pas suivi les ateliers mais vous souhaitez apprendre un extrait de l’oeuvre ?
Rendez-vous en salle une heure avant le début du concert !
[En savoir plus](https://www.opera-bordeaux.com/pratiquer-voix-venez-chanter-avec-87401)
C’est une histoire de survie dans un monde qui pèse trop lourd pour une « lesbienne noire, grosse, sans enfant et vieillissante », comme elle se décrit. Dans la lignée de _Parable of the Sower_ de l’autrice afro-américaine de science-fiction Octavia E. Butler qui voit une adolescente inventer sa propre religion dans un monde qui dégénère, Rébecca Chaillon cherche dans le ciel une façon de bâtir des « safe space » pour elle et sa bande de performeur·ses marginalisé·es. Cosmique, astrologique, sa nouvelle épopée n’en est pas moins ancrée dans le réel, en partant de l’expérience de vies qui résistent à la norme et à ce qu’elle écrase. Au rire, à la révolte et à l’engagement des corps qui ont fait sa marque de fabrique, Rébecca Chaillon ajoute une fibre nouvelle pour la science-fiction rebelle. La possibilité de se rêver un autre avenir.
« Face aux murs » explore la mécanique des rapports humains dans un monde en perpétuel mouvement. Damien Droin, enfant de la balle puis champion de trampoline, fonde en 2011 la Compagnie Hors Surface et défend un cirque nouveau, multiple et de grande exigence acrobatique. Il explore les capacités de l’homme à s’adapter, à se dépasser, à recommencer et à se réinventer. Pour chaque mur construit, une échelle peut être bricolée. Pour chaque chute, un envol peut être rêvé. Renversant !
Six acrobates solitaires se retrouvent sur un vertigineux mur en plexiglas que deux trampolines entourent. Tour à tour témoin et acteur de ses désirs et de ses doutes, chaque personnage explore sa part d’ombre et son courage enfoui. Immense et infranchissable, un mur sur scène sépare les personnes, les idées, les espaces. Un seul côté en est visible, l’autre restant ouvert à l’imagination. Dans un décor en constante transformation, les univers de chacun basculent de manière inattendue. La scénographie acrobatique nous permet de plonger dans les batailles intimes et les défis communs auxquels nous sommes tous confrontés.
Esthétique et impressionnant !
C’est une histoire de survie dans un monde qui pèse trop lourd pour une « lesbienne noire, grosse, sans enfant et vieillissante », comme elle se décrit. Dans la lignée de _Parable of the Sower_ de l’autrice afro-américaine de science-fiction Octavia E. Butler qui voit une adolescente inventer sa propre religion dans un monde qui dégénère, Rébecca Chaillon cherche dans le ciel une façon de bâtir des « safe space » pour elle et sa bande de performeur·ses marginalisé·es. Cosmique, astrologique, sa nouvelle épopée n’en est pas moins ancrée dans le réel, en partant de l’expérience de vies qui résistent à la norme et à ce qu’elle écrase. Au rire, à la révolte et à l’engagement des corps qui ont fait sa marque de fabrique, Rébecca Chaillon ajoute une fibre nouvelle pour la science-fiction rebelle. La possibilité de se rêver un autre avenir.
Georges Méliès, ça vous dit quelque chose ? Mais si, un génie précurseur des effets spéciaux au cinéma ! On a de la chance, à la Coupole, nous accueillerons deux descendants de Méliès.
Dans leur stand de bonbons et jouets appartenant à leur aïeul lorsque sa carrière battait de l’aile, ils nous conteront la folle histoire de ce dernier. Comment il a, grâce à une pastille à la menthe et une expédition sur la lune (oui, pour de vrai), sauvé sa carrière.
On embarque avec eux ?
Cela fait quarante ans que Jeanne Candel fabrique de la fiction et des spectacles, la preuve avec ces enregistrements miraculeusement gardés sur cassettes, qu’elle enregistrait enfant avec son amie Laure Mathis, comédienne toujours à ses côtés. Pour célébrer cette incroyable longévité, et saisir ce qui la fait encore continuer, Jeanne Candel bricole un autel-refuge à l’essence même du théâtre. Quelque chose de mythologique et débordant, comme la figure ambivalente de Dionysos, que sa troupe d’artisans-performers de la vie brève alimente à coups de tragédies-portatives à vue et d’un instrumentarium bariolé – piano préparé, violoncelle, batterie. Fidèle à son amour de la machinerie-théâtrale artisanale, qui jaillissait si brillamment dans _Fusées_, Jeanne Candel se paie une cure de jouvence aux sources de son art, qui remontent à l’enfance, à l’Antiquité. À toujours.
**Voix**
Dès son enfance en Grèce, Sofia Avramidou chante. Dans la péninsule, elle enrichit ses influences musicales du son des instruments traditionnels que son père collectionne, avant de partir étudier à l’étranger et d’intégrer la musique électronique à son travail. Fortement inspirée par la littérature, elle crée des textures sonores élaborées et contrastées. Le dernier volet de _Dimorphos_, deux visages, a fait événement lors du dernier festival Présences de Radio France. Deux mondes s’y rencontrent, jusqu’à ne plus former qu’un seul corps, comme un retour à l’essentiel.
**Programme**
**Sofia Avramidou**, **Nicolas Crosse**, _Dimorphos Alpha_
**Anonyme**, _Amigdalaki tsakisa_ (arrangements **Sofia Avramidou**)
**Sofia Avramidou**, **Nicolas Crosse**, _Dimorphos Beta_
**Márkos Vamvakáris**, _Ta matoklada sou lamboun_ (arrangements **Sofia Avramidou**)
**Anonyme**, _Acherobasman_ (arrangements **Sofia Avramidou**)
**Sofia Avramidou**, **Nicolas Crosse**, _Dimorphos Gamma_
**Anonyme**, _Ta paidia tis gitonias sou_ (arrangements **Sofia Avramidou**)
**Anonyme**, _Missirlou_ (arrangements **Sofia Avramidou**)
**Zulfi Livaneli** (musique), **Lefteris Papadopoulos** (texte), **San ton metanasti** (arrangements **Sofia Avramidou**)
**Sofia Avramidou**, _Dimorphos Delta_
**Sofia Avramidou** (musique et texte), **Stavros Stavridis** (texte), _Riza kai Efchi_
Sofia Avramidou est compositrice en résidence à l’Opéra National de Bordeaux
[En savoir plus](https://www.opera-bordeaux.com/voix-dimorphos-87221)
Comment en sommes-nous arrivés là ? À brader notre démocratie qui faisait pourtant notre fierté ? À laisser l’obscurité gagner le pays des Lumières ? À envisager voter Retailleau pour faire barrage à Bardella ? À laisser penser à François Hollande que son avis était toujours légitime ?
Bref, on est dans la merde.
C’est le constat que font, en des termes plus feutrés, tous les gens qui s’inquiètent pour les libertés publiques en ce moment. Encore faut-il se demander pourquoi. Dans son nouveau spectacle, Guillaume Meurice remonte les causes historiques qui nous ont conduits au fiasco. Révolutions manquées, magouilles électorales, tours de passe-passe constitutionnels, trahisons… etc. Le chemin est chaotique et non dénué d’absurdité. On y croise Clovis, des empereurs, Louise Michel, Charles de Gaulle, Aurore Bergé… On y découvre que le pouvoir (ALERT SPOILER) est un poison violent.
Mais.
Car il y a un « mais ».
Guillaume Meurice explore aussi les moyens et les outils à notre disposition pour renverser la tendance et combattre notre plus grand ennemi : la résignation.
Alors, allons enfants de la patrie (et d’ailleurs), le jour de gloire n’est peut-être pas si loin que ça.
**Auteur** : Guillaume Meurice
**Metteur en scène** : Yohann Métay
**Production** : Les Productions Entropiques