Visite commentée : Au sein de l’exposition Marseille vue par les Detaille, 164 ans de Photographies, Simon Malivoire de Camas, conservateur, responsable du pôle collections du Musée d’Histoire de Marseille, abordera les enjeux de conservation et de valorisation du fonds Detaille, constitué de plus de 800 000 pièces photographiques.
En écho à l'exposition consacrée à la famille Detaille, héritière de l'atelier marseillais fondé par Félix Nadar, cet atelier propose de remonter aux origines de l'image à travers un dispositif ambulant inspiré des pratiques populaires de la fin du XIXᵉ siècle. À l'aide d'une chambre photographique centenaire faisant également office de laboratoire, les participants découvrent en direct toutes les étapes de réalisation d'un portrait : prise de vue, développement du négatif et tirage en positif. Cette expérience permet de mieux comprendre les gestes, les techniques et les pratiques des photographes de cette époque avant de repartir avec son propre portrait argentique.
Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine
24.10 20h30 \* Projection de Géographies de Chaghig Arzoumanian et conversation entre la réalisatrice et Rasha Salti
(cette projection fera suite à la présentation de la performance scénique Elegie d’une disparition: de 19h à 20h à la Friche Belle de Mai)
### _Géographies_ de Chaghig Arzoumanian,
2015, Liban, 72 minutes en arménien
Chaghig Arzoumanian a 27 ans, mais elle pourrait en avoir mille : en voix off, elle prend personnellement en charge le passé de sa famille, la sédimentation de prénoms, de récits, de trajets et de photographies qui lui en a été transmis par bribes, on-dit, anecdotes. Sa généalogie arménienne, qui prend des proportions mythiques, est réinscrite dans les paysages d’aujourd’hui. « Les ruines ont fusionné avec la terre », entend-on de la plaine d’Anatolie que ses grands-parents ont quitté enfants au début du génocide arménien. Mais la cinéaste découvre d’autres exils sous cet exil, plus anciens, dont elle incruste les fantômes dans le présent – familles persécutées pendant le sultanat au seizième siècle, enfants épargnés en 1915 par la chance d’une circoncision médicale, tête coupée d’un époux découverte par sa femme. Cette violence historique a pour contrepoint l’éclat intime, chaleureusement familial, d’histoires plus récentes. L’abstraction topographique cède sous le récit familial, un homme fabrique trois barques avec une orange; des fruits poussent en surimpression sur un champ stérile. De l’Anatolie, l’exil a mené à Beyrouth, où Chaghig Arzoumanian est née, mais une branche de la famille a bifurqué au Caire, à Damas, Jaffa… La carte devient tapisserie aux couleurs et aux motifs multiples, changeants – une épopée tissée de fils individuels. (Charlotte Garson)
**Chaghig Arzoumanian** vit et travaille au Liban et en France. Ses grands-parents avaient quitté enfants leur village natal de Burunkisla pendant le génocide arménien de 1915. Elle est née à Beyrouth en 1988 et travaille actuellement entre Paris et Beyrouth. Elle est diplômée de l’Université de Paris VIII, titulaire d’une double maîtrise en cinéma et de valorisation du patrimoine cinématographique et a été formée à la restauration du film au laboratoire portugais d’archives de films (ANIM). Elle a dirigé plusieurs courts métrages et un moyen métrage : Au retour des marées. Geographies est son premier long métrage. Elle a co-monté en 2013 le documentaire E-muet dirigé par Corine Shawi et qui a été programmé en avant-première au FID Marseille.
**Rasha Salti** est chercheuse, écrivaine et curatrice d’art et de cinéma. Elle a été programmatrice au Festival du film international de Toronto (2011-2016) et depuis 2017, elle est chargée de programme à l’Unité Société et Culture à Arte France pour La Lucarne. Elle a été co-commissaire de Mapping Subjectivity: Experimentation in Arab Cinema from the 1960s until Now, avec Jytte Jensen (MoMA New York, 2010-2012).
Elle était l’une des commissaires de la 10e Biennale de Sharjah (2011). Elle a été directrice de la 1ere session de l’Académie Résidence RAW centre pour l’art, le savoir et la societe (Dakar 2016). Elle a été programmatrice des cycles de conférences et projections « Palestine : territoire, mémoire, projections » (Mucem, La compagnie lieu de création, Marseille, 2017). Elle a été co-commissaire, avec Kristine Khouri de l’exposition documentaire et archivale Past Disquiet qui a été présentée au MACBA (Barcelone 2015), à la Haus der Kulturen der Welt (Berlin, 2016), au Musée de la Solidarité Salvador Allende (Santiago, 2018), au Musée Sursock (Beyrouth, 2018), au Zeitz MoCA (Le Cap, 2023), au Palais de Tokyo (Paris, 2024) et à Framer Framed (Amsterdam, 2025). En 2026, elle a fait partie de l’équipe curatoriale, dirigée par Koyo Kouoh pour la 61e Biennale de Venise.
Salti a dirigé la publication d’Insights into Syrian Cinema: Essays and Conversations with Filmmakers (2006, ArteEast et Rattapallax Press), de Beirut Bereft, The Architecture of the Forsaken and Map of the Derelict (Sharjah Art Foundation, 2010, en collaboration avec le photographe Ziad Antar) et de I Would Have Smiled: A Tribute to Myrtle Winter-Chaumeny, avec Issam Nassar, en 2010.
**Rasha Salti s’appuiera sur le film pour présenter le cours de sa recherche.**
### **Birds of September (Touyour Ayloul)** de Sarah Francis,
Liban/Qatar 2013, 99 min, numérique, arabe avec sous-titres anglais ou français
Un van vitré parcourt les rues de Beyrouth, où se trouve une caméra qui explore la ville derrière la vitre. En chemin, plusieurs personnes sont invitées à partager un moment personnel dans ce confessionnal émouvant. Chacun se manifeste par un visage, un corps, une posture, une voix, une attitude, une émotion, un point de vue, un souvenir. Leurs confessions sont vraies, franches et intimes. Cependant, assez vite, la camionnette se vide à nouveau et erre à Beyrouth ; cherchant sans cesse quelque chose, quelqu’un.
**Sarah Francis** est une réalisatrice qui a grandi et étudié à Beyrouth (Liban). Birds of September est premier film documentaire. As Above, So Below est son second film documentaire (première à Berlinale Forum 2020). Dead Dog (2025) est son premier film de fiction.
voir aussi : [24.10 20h30 \* Projection de Géographies de Chaghig Arzoumanian et conversation entre la réalisatrice et Rasha Salti](https://www.la-compagnie.org/portfolio/rashasalti2026/) (cette projection fera suite à la présentation de la performance scénique Elegie d’une disparition: de 19h à 20h à la Friche Belle de Mai)
**Rasha Salti** est chercheuse, écrivaine et curatrice d’art et de cinéma. Elle a été programmatrice au Festival du film international de Toronto (2011-2016) et depuis 2017, elle est chargée de programme à l’Unité Société et Culture à Arte France pour La Lucarne. Elle a été co-commissaire de Mapping Subjectivity: Experimentation in Arab Cinema from the 1960s until Now, avec Jytte Jensen (MoMA New York, 2010-2012).
Elle était l’une des commissaires de la 10e Biennale de Sharjah (2011). Elle a été directrice de la 1ere session de l’Académie Résidence RAW centre pour l’art, le savoir et la societe (Dakar 2016). Elle a été programmatrice des cycles de conférences et projections « Palestine : territoire, mémoire, projections » (Mucem, La compagnie lieu de création, Marseille, 2017). Elle a été co-commissaire, avec Kristine Khouri de l’exposition documentaire et archivale Past Disquiet qui a été présentée au MACBA (Barcelone 2015), à la Haus der Kulturen der Welt (Berlin, 2016), au Musée de la Solidarité Salvador Allende (Santiago, 2018), au Musée Sursock (Beyrouth, 2018), au Zeitz MoCA (Le Cap, 2023), au Palais de Tokyo (Paris, 2024) et à Framer Framed (Amsterdam, 2025). En 2026, elle a fait partie de l’équipe curatoriale, dirigée par Koyo Kouoh pour la 61e Biennale de Venise.
Salti a dirigé la publication d’Insights into Syrian Cinema: Essays and Conversations with Filmmakers (2006, ArteEast et Rattapallax Press), de Beirut Bereft, The Architecture of the Forsaken and Map of the Derelict (Sharjah Art Foundation, 2010, en collaboration avec le photographe Ziad Antar) et de I Would Have Smiled: A Tribute to Myrtle Winter-Chaumeny, avec Issam Nassar, en 2010.
A quelques pas du Vieux Port, tout autour du Port Antique où Marseille fut fondée par les Phocéens, le Musée d'Histoire, doté d'une technologie exceptionnelle, présente des collections uniques et inédites sur 3 500 m2, témoignages d'un passé très riche.
Dans le cadre de la saison méditerranée, l'Alcazar déroule un grand cycle de rencontres et d'ateliers autour de la traduction littéraire en méditerranée en partenariat avec l'association ATLAS - Association pour la promotion de la tarduction littéraire.
Le deuxième atelier de traduction sera autour de la langue arabe, animé par Sarah Rulfo. Sarah Rolfo est née en 1979 à Gand, en Belgique. Après avoir vécu et enseigné en Syrie, elle s’installe à Paris où elle travaille dans le monde du livre et de la traduction. Aujourd’hui, elle vit à Marseille. Elle traduit des auteurs arabes contemporains, y compris de littérature pour la jeunesse.
Dernièrement, elle a traduit « Du pain sur la table de l’oncle Milad » de Mohammed Alnaas, paru aux éditions Le Bruit du Monde (2024).
Dix artistes d’Algérie, d’Égypte, du Liban, du Maroc et de Tunisie, invités par l’Institut français, pour une exposition collective autour de la thématique Arriver-Partir-Revenir. Autant de variations graphiques, de voyages à accomplir pour évoquer leurs pays et leurs engagements et affirmer la puissance des images narratives. L’auteur-dessinateur, Kamel Khélif, accompagne de ses mots leurs images pour une traversée sensible. Avec : Sahar Abdallah, Sandra Aboujaoudé, Aya Ben Amor, Anaëlle Myriam Chaaib, Mohamed Haiti, Khadija Mouffok Alias Gigi, Nathalie Saoud, Hayam Safwat, Moez Tabia, Amina Temmam.
Images voyageuses, une exposition créée dans le cadre du projet Livres des deux rives, en partenariat avec le Salon du livre et de la presse jeunesse, labellisée par la Saison Méditerranée 2026.
**Inauguration/Vernissage mardi 19 mai à 19h**
Dans le cadre de la saison méditerranée, l'Alcazar déroule un grand cycle de rencontres et d'ateliers autour de la traduction littéraire en méditerranée en partenariat avec l'association ATLAS - Association pour la promotion de la tarduction littéraire. Le deuxième atelier de tarduction sera autour de la langue arabe, animé par Sarah Rulfo. Sarah Rolfo est née en 1979 à Gand, en Belgique. Après avoir vécu et enseigné en Syrie, elle s’installe à Paris où elle travaille dans le monde du livre et de la traduction. Aujourd’hui, elle vit à Marseille. Elle traduit des auteurs arabes contemporains, y compris de littérature pour la jeunesse. Dernièrement, elle a traduit « Du pain sur la table de l’oncle Milad » de Mohammed Alnaas, paru aux éditions Le Bruit du Monde (2024).
Dix artistes d’Algérie, d’Égypte, du Liban, du Maroc et de Tunisie, invités par l’Institut français, pour une exposition collective autour de la thématique Arriver-Partir-Revenir. Autant de variations graphiques, de voyages à accomplir pour évoquer leurs pays et leurs engagements et affirmer la puissance des images narratives. L’auteur-dessinateur, Kamel Khélif, accompagne de ses mots leurs images pour une traversée sensible. Avec : Sahar Abdallah, Sandra Aboujaoudé, Aya Ben Amor, Anaëlle Myriam Chaaib, Mohamed Haiti, Khadija Mouffok Alias Gigi, Nathalie Saoud, Hayam Safwat, Moez Tabia, Amina Temmam.
Images voyageuses, une exposition créée dans le cadre du projet Livres des deux rives, en partenariat avec le Salon du livre et de la presse jeunesse, labellisée par la Saison Méditerranée 2026.
**Nous nous sommes tant aimés (C'eravamo tanto amati)**
**De Ettore Scola.**
**Avec Vittorio Gassman, Stefania Sandrelli, Nino Manfredi.**
**Italie, 1974, 1h55, VOSTFR. Version restaurée.**
**Projection suivie d'un échange avec le public.**
En 1945, trois amis qui ont pris part à la Résistance italienne célèbrent la chute du fascisme et la fin de la guerre. La République remplace la monarchie et tous trois poursuivent leur chemin séparément. Antonio reprend sa place de brancardier dans un hôpital romain, tandis que Nicola s’en va enseigner en province et que Gianni entre comme stagiaire chez un illustre avocat. Antonio s’éprend de la belle Luciana, qui partage un temps sa vie, avant de lui préférer l’ambitieux Gianni. Sur un coup de tête, Nicola quitte tout, travail et famille, pour se consacrer entièrement à sa passion, le cinéma, désormais libre de toute propagande fascisante…
**"Federico García Lorca, Salvador Dalí et Luis Buñuel à la “Résidence d'Étudiants” de Madrid : une amitié surréaliste".**
Conférence d'Emmanuel Le Vagueresse, professeur à l'Université de Reims Champagne-Ardenne où il enseigne la littérature espagnole contemporaine.
La "Résidence d'Étudiants" de Madrid fut jusqu'en 1936 un lieu unique en Espagne, où bouillonnèrent différents arts, souvent avant-gardistes, parmi lesquels les créations du poète Federico García Lorca, du peintre Salvador Dalí et du cinéaste Luis Buñuel naquirent pratiquement et trouvèrent une émulation fertile, d'abord portées par une amitié intense et singulière, avant que la Guerre d'Espagne ne vînt rebattre les cartes à jamais de manière tragique.
(programmation en cours)