Un jeune homme, abandonné par sa bien-aimée, s’enfuit en pleine nuit de la maison de celle qu’il adorait. Il s’attarde une dernière fois dans les endroits aimés et familiers où il l’avait connue. Le tilleul, arbre consolateur, confident de ses émois, ne lui est plus d’aucun secours. Il fuit la ville, part sur les chemins dans des paysages désolés, ne trouvant plus sa place dans le monde des hommes. Il erre dans les déserts glacés de la solitude, se retournant sur son passé, évoquant quelques moments heureux, avant de plonger dans une mélancolie exaltée qui le mènera peut-être à la folie.
Deborah Warner relève le défi de mettre en scène les vingt-quatre lieder du Voyage d’hiver, cycle composé par Franz Schubert sur des poèmes de Wilhelm Müller. Elle nous projette dans un autre monde, celui d’un voyage intérieur où la réalité n’est qu’un souvenir. Le ténor Ian Bostridge et son complice Julius Drake qui l’accompagne au piano, révèlent avec sensibilité l’humanité du compositeur, font naître des paysages et nous entraînent dans ce bouleversant voyage.
Spectacle en allemand surtitré en français
Spectacle programmé en coréalisation avec l’Opéra de Lyon
de Franz Schubert
cycle de 24 lieder pour voix et piano sur des poèmes de Wilhelm Müller
mise en scène Deborah Warner
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Dans un lieu incertain, plein de surprises et d’alertes, sont convoqués des personnages étonnants. Pourquoi ont-ils poussé la porte ? Ces clowns modernes ont désirs, secrets inavoués, fulgurances et quelques costumes de scène. Entre sarabande joyeuse et tragicomédie, ils font le récit en trois séquences visuelles et musicales du monde tel qu’il va mal. La petite bande joue son destin dans ce lieu étrange et menaçant où elle est retenue. On frôle l’abîme et la fantaisie l’emporte.
Après Tartuffe Théorème et Dom Juan, Macha Makeïeff revient sur la scène du TNP pour créer Zone d’Attente. Elle se tourne à nouveau vers l’écriture, celle de la scène, pour retrouver une manière d’invention qui lui est chère : le slapstick. Popularisé en France par Pierre Étaix et Jacques Tati, ce genre de comédie trouve ses racines dans le cinéma burlesque américain, le bateleur de place publique ou la comédie italienne. Macha Makeïeff fait l’éloge de la maladresse de quelques êtres fragiles, désorientés face à la marche du monde, à la fois terribles, comiques mais si attachants.
conception et mise en scène Macha Makeïeff
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Marceau et Ange sont deux frères qui s’aiment au-delà de tout, comme Abel et Caïn, sans la présence de Dieu, un amour absolu et sauvage qui les conduit à la mort. Ils se retrouvent, tels des spectres, et rejouent la vie, les grands épisodes comme les petits : les joies franches, les silences longs, les coups et les étreintes. Sous la violence, demeure une tendresse enfouie, une pudeur primitive, fragile, inavouée.
Le metteur en scène Hugo Roux adapte Deux cavaliers de l’orage de Jean Giono et réunit, pour la première fois sur scène, deux frères comédiens, Jean-Yves et Éric Ruf. Leur rencontre au plateau est l’épicentre de la pièce : deux voix, deux corps, deux présences qui s’attirent, se repoussent, se heurtent et se reflètent. Comme une pulsation tellurique, un battement de cœur ou le grondement d’un orage, les percussions d’Olivia Martin se mêlent en live à la langue de Giono. Deux cavaliers de l’orage est une veillée d’ombres et de fureurs qui nous renvoie à notre humanité la plus nue.
d’après Jean Giono
adaptation et mise en scène Hugo Roux
avec Éric Ruf et Jean-Yves Ruf
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Et si la mort n’était pas une fin mais un passage à réinventer ? Sur la scène, des cases esquissées au pinceau, d’une blancheur clinique, dévoilent une morgue de papier qui se transforme, presque imperceptiblement, en atelier de céramiste. Entre les mains de l’artiste, un corps prend forme. Il quitte l’univers médico-légal pour une nouvelle existence faite d’argile. Incarnant une galerie de personnages passionnés, drôles et attachants, inspirés de son immersion dans les coulisses des pompes funèbres, la comédienne interroge, avec humour, le rapport à la mort en Occident.
Au cours de cette performance plastique et théâtrale, Aurélia Lüscher nous embarque dans une enquête, où elle questionne nos besoins de rituels, la législation, la nécessité écologique et les possibilités actuelles de transformation des corps. Elle nous propose de redonner à la mort sa place dans le cycle de la vie. Visuel, engagé et décalé, ce spectacle ouvre de nouvelles pistes de réflexion pour changer notre regard sur la mort, nous réapproprier nos pratiques funéraires et les réinventer.
conception et jeu Aurélia Lüscher
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Pour la 17e édition du festival, Écrans Mixtes et le TNP invitent Fatima Daas, autrice révélée en 2020 par son premier roman La Petite Dernière, adapté au cinéma, en 2025, par la réalisatrice Hafsia Herzi. Cette soirée nous propose de replonger dans les années lycée à travers une lecture par Fatima Daas de pages extraites de Jouer le jeu, son dernier roman paru en août 2025. Elle y évoque la violence des rapports de pouvoir entre adultes et enfants, l’envie d’émancipation, l’ambition, la quête d’identité et la nécessité de se réinventer. En écho à cette lecture, la projection du film de Chantal Akerman Portrait d’une jeune fille de la fin des années 60 à Bruxelles, une œuvre rare, tournée pour la télévision en 1994, offre un éclairage drôle et touchant sur son adolescence.
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Deux musiciennes jouent, dos à dos, une Ouverture à plusieurs claviers. L’une d’elles s’interrompt et raconte à l’autre son rêve de la nuit passée. Commence une aventure fantasque et poétique, à la rencontre d’un petit bonhomme de chemin râleur, d’une fée en vacances, d’un géant mélancolique et d’un bouc érudit. Ensemble, ils partent découvrir ce qu’il peut bien y avoir « tout au bout du bout du chemin ».
Sur scène, deux artistes de haut vol, Jeanne Bleuse, femme-orchestre étonnante, et Élise Caron, magicienne de la voix chantée, parlée, inventée, ébouriffée, nous transportent dans l’univers rêvé dont sont faits les contes, faisant naître des rencontres et des personnages hauts en couleur. À mi-chemin entre l’opéra de poche classico-pop et le duo burlesque, ce spectacle est un manifeste de la joie de vivre et du réenchantement du monde. L’Épatante Épopée est une escapade joyeuse pour toute la famille qui rend hommage à la fantaisie et à la beauté du chemin.
conte musical pop de Jeanne Bleuse, Élise Caron, Sylvain Lemêtre
texte Élise Caron
composition Sylvain Lemêtre
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Poétesse rebelle, cinéaste inclassable, figure éclatante de la liberté dans l’Iran des années 1960, Forough Farrokhzad vit sa vie de femme à rebours des conventions. Rompant avec la tradition littéraire, elle revendique le droit pour la poésie de parler du quotidien, de la misère et de la société autant que du désir et de l’intimité du corps féminin. Son écriture dévoile une sensualité qui fait scandale. Elle devient le symbole de la lutte pour la liberté et du mouvement d’émancipation des femmes dans son pays.
Accompagnée par la trompette d’Erik Truffaz et la musique électro de Murcof, l’actrice iranienne, Mina Kavani incarne aujourd’hui sur scène la parole toujours vivante de Forough Farrokhzad. Menacée d’emprisonnement pour pornographie pour s’être dénudée dans le film Red Rose de sa compatriote Sepideh Farsi, Mina Kavani quitte son pays et s’exile en France en 2014. Jouer librement sur scène, sans le contrôle de la censure, est à ce prix. Ma maison est noire est né du désir ardent de faire entendre, encore et toujours, la voix des femmes qu’on tente de faire taire.
Spectacle en français et persan surtitré
d’après les textes de Forough Farrokhzad
adaptation, mise en scène et jeu Mina Kavani
création musicale Erik Truffaz et Murcof
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Camille conduit des poids lourds, les plus gros qui puissent rouler en Europe. Elle traverse le continent de long en large, trimbalant des tonnes de marchandises. Elle aime son camion, le vrombissement de la machine, en connaît le moindre bruit. Les kilomètres défilent sur l’asphalte. Elle se sent libre. Un jour, elle fait la rencontre de Yourop, un enfant, surgi de nulle part. Il a le regard grave mais son sourire reste inébranlable.
Avec Mobile Homes, Tristan Dubois, auteur, réalisateur et metteur en scène, donne à la scène l’allure d’un plateau de tournage. S’inspirant des techniques d’effets spéciaux d’avant l’ère numérique, il recrée devant nous la magie du cinéma à échelle miniature. Il aime inventer des récits dans lesquels des figures d’enfants interrogent le monde et infléchissent le cours de l’histoire des adultes. Il défend l’idée qu’il faut laisser la parole à la jeunesse pour penser la société de demain.
texte, réalisation et mise en scène Tristan Dubois
plus d'infos : [https://www.tnp-villeurbanne.com/spectacle/mobile-homes/](https://www.tnp-villeurbanne.com/spectacle/mobile-homes/)
À Kyiv, au milieu des désastres de la guerre, Romane remue ciel et terre à la recherche de Bohdan, celui qu’elle aime, soldat disparu au front. Dans un centre de réhabilitation, parmi des blessés non identifiés, elle reconnaît son mari. Méconnaissable, sans mémoire, cet homme n’a plus d’histoire, son identité a volé en éclats. Elle recompose pour lui un récit de vie, le plonge dans les images de leur bonheur passé. Mais il peine à accepter cette nouvelle identité, cette mémoire lui est étrangère. Comment réapprendre à vivre avec les traumatismes de la guerre ? Comment s’unir à nouveau ? Peut-on cicatriser la mémoire ?
Le metteur en scène Jules Audry adapte Amadoca, roman-monde de l’autrice ukrainienne Sofia Andrukhovych, et nous plonge dans les méandres de la reconstruction d’une mémoire, entre thriller et récit intime, portée par l’interprétation magnétique de Yuriy Zavalnyouk et Alexandra Gentil, subtilement accompagnés par les compositions musicales live de Jean Galmiche.
De Retour vers le Futur à Star Wars en passant par Mary Poppins, Harry Potter, Indiana Jones, Alien, Matrix, Batman ou encore Terminator, la grande histoire du cinéma s’illustre dans un bâtiment Renaissance classé à l’UNESCO au cœur du Vieux-Lyon.
Pour cette rentrée 2026, la clé des chants vous propose les 7 péchés capitaux. Vous pourrez apprécier un spectacle plein de charme et de drôlerie. Bry et Marjorie chanteront la gourmandise tandis que René interprétera lui son envie...de pouvoir et de richesse. Béatrice sera tour à tour en colère, tout comme Vincent ou orgueilleuse comme Bry et Georges, qui ne veulent entendre parler d'eux-mêmes. Christine, José et Lucy seront tantôt dans l avarice, tantôt dans la luxure. Marie-Jo et Georges prôneront la paresse et la luxure. Enfin, toute la troupe s évertuera à vous faire re-découvrir les 7 péchés capitaux de la manière la plus ludique et agréable possible pour un après-midi de bonheur, de joie et d'allégresse.
Indissociable du site religieux de Fourvière, le musée en est la prolongation, et son exposition permanente vise à offrir aux visiteurs une clé de compréhension du site de Fourvière.
La maison de Lorette, où vécut Pauline Jaricot, est située en contrebas de la basilique de Fourvière. Classée au patrimoine (bâtiments et terrasses), le public peut y profiter d’une programmation culturelle et spirituelle.
Le trésor de la cathédrale Saint-Jean présente, dans l’ancienne manécanterie, un ensemble d’œuvres de l'époque byzantine au 19ème siècle d’une qualité exceptionnelle : ivoires byzantins, émaux médiévaux, tapisseries, orfèvrerie et vêtements liturgiques…
L'atelier-boutique : une visite incontournable dans le patrimoine lyonnais ! Situé dans le Vieux-Lyon, Soierie Saint-Georges présente un grand choix de soieries : cravates, carrés, foulards, étoles, mousselines, velours ...
L'Antiquaille a permis la sauvegarde de la crypte des mosaïques, exemple de l’art du 19ème siècle à Lyon réalisé à la mémoire des martyrs chrétiens de l’an 177 après JC à Lyon, et abrite le supposé « cachot de saint Pothin », 1er évêque de Lugdunum.
Un parcours immersif et sensoriel au cœur de la vigne et du vin. Découvrez, touchez, sentez, apprenez et dégustez jusqu’à 8 vins dans les caves voûtées d’un ancien immeuble lyonnais. Une expérience unique, ludique et culturelle !
La Métropole de Lyon, héritière du riche patrimoine gallo-romain de Lugdunum, offre un rendez-vous historique incontournable sur la colline de Fourvière.
Sur les bords de Saône, à 11 km au nord de Lyon, la château de Rochetaillée-sur-Saône abrite les collections d’automobiles, de cycles, de motos anciennes et de transports en commun lyonnais d’Henri Malartre, fondateur du musée en 1960.
1 Bassin olympique de 50 x 21m ouvert toute l'année (eau à 27° l'hiver avec un bassin de mise à l’eau couvert). 1 bassin de 70 x 25m avec des équipements de loisirs ludiques : toboggan, contre-courant, pentagliss, banquettes à bulles, pataugeoire.
**Focus sur la jeune création**
Les Rencontres des Turbulent·es, c’est un festival de création où de jeunes artistes issu·es des conservatoires de toutes les régions, inventent et fabriquent le théâtre. Dans l’enthousiasme et le partage, les comédien·nes proposent leurs spectacles, créés dans le cadre des Diplômes d’Etudes Théâtrales (DET). Temps fort d’échange et de dialogue, les Rencontres des Turbulent·es sont aussi l’occasion de discussions, de débats et de conférences sur l’avenir des jeunes comédien·ne.s. Rythmées par des concerts, grâce à une collaboration avec le Centre de formation des enseignant.e.s de la musique (CEFEDEM), les journées des Turbulent·es sont de joyeux espaces d’expérimentation, un point de rencontre pour le public, les professionnels et les jeunes artistes.
Un lancement de saison qui soutient la jeune création, un souffle de créativité turbulente !
**Endométriose : des pistes brouillées**
Voici l’histoire d’une gamine accusée de tous les maux. À 10 ans, Audrey est désignée coupable et condamnée à la souffrance à perpétuité. Pendant plus de 20 ans, un mot plane au-dessus de sa tête comme un verdict : douillette. Les équipes médicales se succèdent et toutes répètent, crient ou insinuent le même refrain. Mais derrière cette étiquette, se cache une réalité bien plus sombre. Audrey mène l’enquête. Une enquête semée d’embûches, de diagnostics bâclés et de clichés tenaces. Elle fouille les archives médicales, interroge témoins et suspects : le patriarcat dans les blouses blanches, les préjugés sur les femmes et leur prétendue faiblesse. Avec un humour acéré et un œil affûté, elle remonte la piste, pièce après pièce, jusqu’à une vérité dérangeante.
« Faites entrer la douillette ! » L’enquête commence ici.