Matière, geste, image : poser un fil, un outil, déployer une dentelle, laisser la lumière imprimer ce que les mains ont composé — une expérience dans l'esprit de François Kollar
Inventé en 1842 par le scientifique John
Herschel, le cyanotype est l'une des premières techniques photographiques de l’histoire.
Ce procédé, par exposition à la lumière, permet de produire des œuvres d'un
bleu intense et unique.C'est la
botaniste Anna Atkins qui, la première, en perçoit le potentiel esthétique en l'utilisant pour immortaliser ses
herbiers d'algues et de fougères — produisant ainsi ce qui est considéré comme
le premier livre illustré par des photographies. Longtemps associé aux usages
techniques, notamment les "blueprints" de l'architecture et de
l'ingénierie, il a progressivement conquis le champ artistique. Le cyanotype
reste aujourd'hui une technique peu représentée dans les circuits de formation
artistique et artisanale, il suscite
cependant un intérêt
croissant notamment chez les photographes contemporains.A l'occasion de
l’exposition dédiée à François Kollar, photographe des années 30, auteur de La
France Travaille, l’atelier cyanotype propose de créer un lien entre
matière, geste et image. Pour personnaliser votre œuvre, n'hésitez pas à apporter des objets plats que vous souhaiteriez voir reproduits : dentelle, fil, aiguille, petit pochoir, etc.-L’animatrice
de l’atelierMathilde Pinon
est une historienne de l’art qui s’est tournée vers la médiation culturelle et
artistique puis ces dernières années, vers la pratique du cyanotype. A travers
ses ateliers, elle accompagne des curieux, des créatifs et des professionnels
ou encore des structures culturelles qui cherchent à explorer des formes
d’expression artistiques et artisanales peu connues.Pour voir les travaux de l'artiste : https://www.instagram.com/mathipinblu/-PratiqueL'atelier est réservé aux 8 - 12 ans et à leurs parentsLe matériel
est fourni par la bibliothèque mais vous pouvez apporter des objets plats qui pourront être "cyanotypés" !N'hésitez pas à venir en famille, participer à l'atelier avec votre enfant !-
Un atelier créatif et une visite architecturale pour se mettre dans la peau d’un architecte du Moyen-âge !
Des travaux
de rénovation en cours du pavage de la cour et d’une partie des vitraux de
l’hôtel de Sens sont l’occasion de s’intéresser à l’architecture de ce monument
construit à la fin du 15e siècle et qui abrite la bibliothèque
Forney depuis 1961.Plusieurs
événements sont organisés à la rentrée pour mieux faire connaître ce lieu
emblématique du patrimoine parisien. Si la conférence du 22 septembre s’adresse
aux adultes (De la Renaissance aux Trente Glorieuses : l’hôtel de - Ville de Paris), Fabrique ton hôtel de Sens
s’adresse quant à lui aux 8-12 ans et à leurs parents !-Dans un
premier temps, la séance va être l’occasion de visiter l’hôtel en extérieur
sous la conduite de Juliette Viret, architecte au CAUE de Paris, qui présentera
aux petits et aux grands les caractéristiques du style de la fin du Moyen âge
et les petits détails qui font du monument un lieu si particulier. L’histoire
de l’hôtel sera contée des origines à son utilisation en bibliothèque.Dans un
deuxième temps, retour à l’intérieur, où chacun pourra s’essayer à construire
son hôtel de Sens en volume grâce à un ingénieux support en papier qu’il
s’agira de découper, plier et décorer.-Info
pratique, la bibliothèque fournit tout le matériel nécessaire (support,
ciseaux, crayons, gommettes, etc.).Nombre de places limité !-Cet atelier
est conçu en partenariat avec le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement
de Paris (CAUE de Paris), une association qui sensibilise tous les publics à
l’architecture, au patrimoine et à l’environnement. À travers des ateliers, des
visites, des conférences et des projets pédagogiques, le CAUE invite tous les
publics à mieux comprendre le cadre de vie qui les entoure.https://www.caue75.fr/
Une pièce qui allie glamour assumé et geste de résistance, signée par la fondatrice du All World Waacking Festival au Grand Palais.
Chorégraphe de tableau de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024, première signature Waacking de l'histoire de l'Opéra de Paris (Roméo et Juliette, mise en scène Thomas Jolly), Josépha Madoki impose depuis plusieurs années son écriture chorégraphique comme l'une des plus singulières de la danse contemporaine.Avec Haute Couture elle détourne les codes glacés de la mode pour en faire une arène chorégraphique : le podium devient ring et le défilé un manifeste. Sur scène, les silhouettes s'affirment, les regards se retournent et les normes explosent. Les corps sont montrés, vus et réapropriés.