L’argent a historiquement structuré la vie domestique à travers l’évolution de la répartition genrée des tâches, l’homme ayant le rôle subvenir aux besoins de la famille. Dans son dernier ouvrage, _La promesse qu’on nous a faite_, Fatma Çingi Kocadost opère une double démystification, celle du mariage pour les femmes maghrébines, et celle de l’émancipation féminine par le salariat. Cet ouvrage offre une critique nécessaire du féminisme occidental à l’épreuve du réel.
Si le travail a pu être considéré comme un horizon libérateur pour les femmes, en réalité, il a uniquement permis de renforcer les inégalités : il a chargé les femmes d’une double journée et d’une double responsabilité, domestique et professionnelle.
**Concert dessiné de Charles Berberian autour de sa bande dessinée** _**Une éducation orientale**_ **(Casterman, 2023).**
Une fresque sensible sur l’exil et des filiations culturelles
Entre récit intime et mémoire collective, l’auteur de bande dessinée franco-libanais Charles Berbérian revient sur les pérégrinations de sa famille autour de la Méditerranée au fil des générations : Égypte, Arménie, Irak, Grèce, Chypre… Certains de ses dessins sont projetés, tandis qu’il en fait naître d’autres sur scène en direct, accompagné par des musiciens et chanteurs méditerranéens qui rythment de leurs mélopées les étapes de ce voyage dessiné.
"Sous nos yeux. Deux siècles d’archives photographiques" est un colloque international organisé par le ministère de la Culture avec l'appui de l'INHA et se déroulera au Mucem à Marseille les 24, 25 et 26 mars 2027. Il a pour ambition de réfléchir à ce que deux cents ans de photographie nous ont laissé comme archives visuelles. En mettant l'accent sur notre proximité avec les photographies et sur leur caractère ordinaire, ce colloque qui réunira chercheuses et chercheurs, artistes et auteur•rices de plusieurs pays, souhaite se consacrer au travail, à l’écriture et à la création avec les archives photographiques, autrement dit à l’expérience des archives.
Si le Bicentenaire de la Photographie commémore la date de réalisation de la première et plus ancienne image photographique réalisée par Nicéphore Niépce en 1826-1827, des milliards de photographies ont été produites depuis. Certaines sont conservées dans des institutions (musées, archives, bibliothèques, médiathèques), d'autres chez des particuliers ou par des associations, des entreprises, dans des familles. Nous n'avons pas toujours les yeux rivés sur elles, et pourtant elles sont là et peuvent devenir l'objet de multiples relectures et réinterprétations, aux prises avec les questions de générations successives.
La première journée du colloque sera consacrée à une réflexion sur les catégories de photographies ordinaires et sur leurs modalités de collecte, et visera à s'intéresser à la fois aux collections existantes mais aussi aux ensembles créés pour écrire des histoires jusque-là invisibles.
Lors de la deuxième journée, il sera question des relectures dont les archives photographiques coloniales et/ou administratives font actuellement l'objet, dans leurs dimensions politiques et sensibles. La journée s'achèvera sur une soirée "Marseille sous nos yeux" mettant en exergue la richesse des collections et archives photographiques de Marseille et sa région.
La troisième et dernière journée interrogera les mises en récit et les silences émanant des archives photographiques : comment les documenter, comment les faire parler ? Elle reviendra aussi sur les archives menacées, en péril du fait des guerres, des conflits de territoire et des déplacements de populations.
Comité d’organisation : Marie-Charlotte Calafat (Mucem), Eléonore Challine (U-Paris-1) et Manuel Charpy (CNRS)
Comité scientifique : Marianne Amar (CNRS), Philippe Artières (CNRS), Marie-Ève Bouillon (Archives nationales), Annabelle Lacour (Musée du Quai Branly), Bertrand Tillier (U-Paris-1), Elvan Zabunyan (U-Paris-1), Ece Zerman (CNRS)
Organisation : Ministère de la Culture
Partenaires : Mucem, INHA, InVisu (CNRS/INHA), Université Paris 1, HiCSA
PARC EN LIVRES - EVEIL MUSICAL POUR LES TOUT-PETITS
Lors de la grande fête du livre au parc Francois Billoux, deux ateliers découverte de la musique pour les tout-petits.
Chansons, comptines, manipulation d’instruments. Venez taper, gratter, chanter, danser avec nous !
De 6 mois à 3 ans
Sur inscription : [bibliotheque.horslesmurs@marseille.fr](mailto:bibliotheque.horslesmurs@marseille.fr) ou 04 91 55 37 44
Vous avez dit Moderne ?
Venez déchiffrer les particularités de ce Mouvement.
L’architecture moderne s’impose dans les quartiers de Marseille depuis le **XXe siècle**. Comment la reconnaît-on ? Quels matériaux et quels volumes sont utilisés ? En quoi est-elle différente des autres styles ?
Vous comprendrez le parti pris des architectes pour dessiner les villes d’après guerre, où de nombreux quartiers sont à reconstruire.
De la sculpture d’une façade à la forme urbaine, ce carnet aiguisera votre regard sur ce courant qui ne laisse pas indifférent.
**Un carnet de balade avec des jeux pour les enfants** et des informations pour les parents, à télécharger / imprimer gratuitement.
**Balade à faire en autonomie**, guidée par le carnet à télécharger à cette adresse : [[http://carnets-balades-urbaines.fr/bonjour-tout-le-monde/](http://carnets-balades-urbaines.fr/bonjour-tout-le-monde/)]([http://carnets-balades-urbaines.fr](http://carnets-balades-urbaines.fr)/bonjour-tout-le-monde/)
Retrouvez la collection des 28 carnets de balades urbaines sur le site [http://carnets-balades-urbaines.fr](http://carnets-balades-urbaines.fr)
Les carnets sont conçus par la Compagnie des rêves urbains et financés par la DRAC Paca et le Conseil départemental 13.
Trois sites, trois ambiances pour des propositions riches et surprenantes à découvrir sur 40 000 m2 : le Mucem est un vrai musée du XXIe siècle, capable de séduire un vaste public avec une large palette d'activités.
La Maison de la Boule vous attend, dans une ambiance conviviale pour partager un moment bouliste autour de la mini piste ou pour enrichir vos connaissances boulomanes.
Le musée met à l'honneur ses collections de peintures, sculptures, photographies et dessins liés à Marseille, la Provence, la Méditerranée, du XVIIIe s. à nos jours.
Expositions temporaires, lectures, atelier d'écriture, revue, programme. Bibliothèque spécialisée en poésie, consultation sur place. Une salle de cinéma de 100 places. La bibliothèque est ouverte du mercredi au samedi de 14h à 19h.
Marseille est la seule ville de France, avec Paris, où l'on peut visiter un musée consacré aux arts de l'Afrique, de l'Océanie et des Amériques. Le MAAOA propose une collection riche d'objets d'art, à la fois témoins culturels et oeuvres à part entière.
A la lisière de Malpassé et du Merlan, une ancienne fabrique, superbement réhabilitée, abrite l'un des très rares musées, exclusivement consacrés à la moto.
Complexe sportif avec restaurant, solarium et accès à la mer privés dont l'accès est réservé aux adhérents du club : deux bassins olympiques, une piscine d'eau de mer, un accès à mer, et nombreux solariums et terrasses.
Le Musée Subaquatique de Marseille est un site remarquable, une aire muséale hors normes proposant une immersion totale : l'expérience d'une rencontre inédite avec le milieu subaquatique et l'observation in vivo d'une relation entre l'homme et la nature.
« CLICHÉS - Marseille et la Photographie : 200 ans d’histoire commune », se déroulera du 30 mai au 30 septembre 2027, au travers d'un parcours d’expositions photographiques dans l'espace public retraçant deux siècles d’histoire marseillaise depuis l’invention de la photographie en 1826, et d'une programmation culturelle dans toute la cité phocéenne.
Ce projet, labellisé Bicentenaire de la Photographie par le ministère de la Culture, ambitionne de faire émerger un récit profondément humain de la ville, en mettant en lumière celles et ceux qui l’ont façonnée au fil du temps. Ce récit photographique trouve notamment sa source dans les fonds iconographiques institutionnels et les collections publiques / privées.
Dès 2026, une grande collecte de photographies familiales anciennes est organisée auprès des marseillaises et des marseillais. Cette collecte sera valorisée pendant la manifestation au Centre de la Vieille Charité, au Musée d'Histoire et aux Archives Municipales.
À l'été 2027, la photographie sera à l'honneur dans tout Marseille avec l'installation de plusieurs studios photo, des photographes de rue sur la Canebière, des balades photo-historiques et une collection de cartes postales photographiques en hommage à Dominique Piazza, son inventeur et marseillais.
Conçu comme un centre de documentation archéologique sur le commerce antique, le Musée des Docks évoque l'activité portuaire de Marseille entre le VIe siècle av. J.C. et le IVe ap. J.C.
Fête de la Barquette 2026, Hommage aux bateaux emblématiques de la rade de Marseille, les barquettes Marseillaises, utilisées pour la petite pêche ou la plaisance familiale en rade de Marseille.
Une fois par an, pendant les Journées du Patrimoine, cet évenement organisé par la société nautique du MACT dans le Vieux Port de Marseille, met en valeur les Barquettes Marseillaises et leurs Propriétaires qui entretiennent avec passion leurs navires. Passion, au prix du temps passé et de l'investissement financier, nécessaire a l'entretien des bateaux pour leur sauvegarde.
La Barquette Marseillaise est emblématique de nos ports, utilisée de tout temps, pour la petite pêche ou pour les loisirs familiaux. De nombreux charpentiers ont permis la réalisation de ces bateaux de patite taille entre 5 et 9 métres. Les charpentiers venus de Naples ont modifié la technique de fabrication et démocratisé ces embarcations. La technique de fabrication se fait selon un gabarit, gardé secret jalousement par chaque charpentier. La particularité de ces embarcations est d'être pointue à l'avant et à l'arriere, et d'être ainsi adaptatées aux vagues de la Mediterranée, d'ou le terme rapporté de pointu qui n'a cours que dans le Var. Le nom partout ailleurs en Mediterranée est resté comme à l'origine, barquette, barque, mourre de pouar, bette, tartane, gourse, catalane... pour ne parler que des cotes françaises. L'autre particularité est la présence d'un appendice sur l'avant, saillant au dessus de l'étrave, dénommé Capian, surmonté de 2 joues colorées. Si une interprétation phalique a été faite, cet appendice est bien pratique pour monter et descendre de l'embarcation mais aussi pour y fixer un mouillage ou des amarres. Autrefois uniquement mues à la rame ou à la voile, elles ont été motorisées, faisant disparaitre les grééments, et permettant de s'affranchir de certains aléas météo. De nos jours des passionnés remettent des voiles sur leurs embarcations et connaissent a nouveau ce moment magique ou l'on coupe le moteur et ou seul les bruits du vent et de la mer viennent troubler le silence. Les grééments les plus traditionnels sont latins, mais on trouve aussi des grééments houari, au tiers, aurique, à livarde. Les propriétaires actuels, venus de toutes les strates de la société, l'utilisent toujours soit pour la pêche, soit pour les sorties familiales.
La Fête de la Barquette permet de voir ces barquettes et de discuter avec leurs propriétaires. Dans une ambiance conviviale les bateaux vont naviguer en rade de Marseille ou rester à quai pour profiter des animations folkloriques provençales. Des expositions seront également présentes sur les quais. Le moment le plus convivial sera sans conteste l'embarquement immédiat du public, moment de partage et d'échange, en visitant le vieux port et en profitant de la vue coté mer.
L'exposition Nador - Fragments en tension présente les photographies de Susanna De Vido accompagnées de textes de Sophie Dulau. Développée en collaboration avec Audrey Le Henaff et Hakim Cherkaoui, l’exposition est née d'une résidence de huit jours à Nador, au Maroc, organisée dans le cadre du programme Erasmus+ Lalimed, qui a réuni des enseignant·es-chercheur·euses des écoles d'architecture et de paysage de Marseille, Rabat, Venise et Bruxelles.
Située au bord de l'une des plus importantes lagunes de la Méditerranée, Nador connaît aujourd'hui de profondes transformations. Les changements climatiques viennent se superposer à un territoire déjà marqué par de fortes inégalités sociales, des héritages coloniaux et des dynamiques urbaines où se côtoient habitat informel, grands projets portuaires et développement touristique. Face à ces tensions, comment penser les formes contemporaines de l'adaptation, et comment représenter la complexité d’un territoire en profondes transformations sans le réduire à une image unique, ni reconduire les récits et les représentations qui l'ont longtemps défini et simplifié ?
L'exposition propose de répondre à cette question par une écriture fragmentaire, en utilisant une diversité de médiums où photographies, textes, vidéos, sons et gestes performatifs sont assemblés comme les pièces d'un patchwork. Plutôt que de dresser un portrait exhaustif de Nador ou d'en proposer une cartographie descriptive, cet assemblage cherche à recoudre, à partir de nos expériences de terrain, des fragments de paysages, de récits et de situations, laissant apparaître la complexité du territoire, les écarts, les tensions et les contradictions qui le traversent aujourd'hui.
L'exposition investira les structures et les interstices de l'Institut Méditerranéen de la Ville et des Territoires qui accueille l’École nationale supérieure d'architecture de Marseille, l’annexe marseillaise de l’Ecole nationale supérieure de paysage et l’Institut d’urbanisme et d’aménagement régional d’Aix Marseille Université dans le cadre de la Saison de la Méditerranée, du 10 septembre au 31 octobre 2026.
Curation : Susanna de Vido, architecte photographe et Sophie Dulau, architecte paysagiste doctorante au laboratoire Larep Ensp-Versailles.
Co-curation : Audrey Le Hénaff, architecte enseignante chercheuse au laboratoire Inama - Ensa-Marseille et Hakim Cherkaoui, architecte enseignant chercheur - ENA-Rabat.
Démarche à l'initiative de Laurent Hodebert, Professeur à l’ENSA Marseille.
Un atelier d'illustration pour les enfants entre 6 et 9 ans, autour de l'album Les animaux de Palm Spring, d'Iris Pouy pour réinterpréter en douceur les contes.