**Famille** | Ciné-concert à partir de 6 ans
Dans ce ciné-concert, la musique de Gabriel Yared se tient aux côtés des animations féeriques de Michel Ocelot pour raconter un conte bouleversant. Azur et Asmar sont deux petits garçons aux destins opposés. Ils ne sont pas frères, mais ils ont été élevés par la même femme, nourris d’un même amour inconditionnel qui ignore les fortunes ou les origines. Si l’injustice les sépare, l’un étant chassé du royaume même dont l’autre doit devenir le prince, seul l’amour pourra les réunir et apaiser les cœurs.
[En savoir plus](https://www.opera-bordeaux.com/famille-azur-et-asmar-86881)
Le Grand-Théâtre ouvre ses portes et propose un parcours libre et ludique, qui ravira les passionnés d’histoire comme les familles. Une belle occasion d’en apprendre davantage sur ce lieu emblématique du patrimoine bordelais.
Le samedi 19 septembre, dès 18h, un itinéraire musical et dansé vous conduira également à travers des lieux emblématiques ou plus confidentiels de la ville, à l’occasion de la IVe édition de la Nuit des escaliers.
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Un évènement Journées européennes du patrimoine et du matrimoine à Bordeaux
#JEPMBX2026
Le spectacle "Prévert et Moi" est une exploration poétique sensible et musicale, mettant en lumière les œuvres de Jacques Prévert, un poète surréaliste emblématique du XXe siècle. Les représentations auront lieu les 14, 15 et 16 novembre 2025, avec un échange convivial autour d'un verre de vin après chaque performance.
infos sur le spectacle : [https://www.enchantiertheatre.fr/nos-spectacles/prevert-et-moi/](https://www.enchantiertheatre.fr/nos-spectacles/prevert-et-moi/)
La mise en scène est assurée par Bénédikte Marie Peres, avec la direction d'acteur de Luc Faugère. La compagnie Enchântier Théâtre, qui présente ce spectacle, allie les mots de Prévert à ceux de Benjamin George, un écrivain-acteur contemporain. Ensemble, ils tissent un dialogue entre le passé et le présent, abordant des thèmes universels tels que l'amour, l'humour, et l'espoir.
Durant 1h15, le public sera transporté par des poèmes issus du recueil "Paroles", dont "Barbara" et "La Grasse Matinée", tout en découvrant la musicalité d'une guitare Alhambra. Ce spectacle, tout public à partir de 13 ans, promet d'être une expérience enrichissante et émotive, où les mots et les notes s'entremêlent pour résonner avec notre époque.
Infos réservations billetterie en ligne ou espèce sur place : [https://www.billetreduc.com/spectacle/prevert-et-moi-390633](https://www.billetreduc.com/spectacle/prevert-et-moi-390633)
Site web : [https://www.larousselle.fr](https://www.larousselle.fr)
Rentrée de nos cours hebdomadaires, de septembre à juin.
Mercredi 16 septembre :
\- Enfant- 7/10 ans - 13h30/15h
\- Préadolescent- 11/13 ans-15h/16h30
\- Adolescents -14/17 ans - 16h30/18h30
Lundi 14 septembre : Masterclass (travail sur des textes)-20h23h
Mardi 15 septembre : Improvisation et formes de jeu (techniques de jeu) - 20h23h -
Jeudi 17 septembre : Troupe amateure Enchântier (Création de spectacle) - 20h23h
Toutes les infos sont sur notre site internet.
Théâtre dans le théâtre
Public : Tout public à partir de 13 ans
Durée : 1h40
Nous sommes dans un théâtre… Réel et imaginaire…
Une compagnie constituée de sept personnages venus tous d’horizons différents, travaille d’arrache pieds pour monter une pièce : « Le Songe d’une nuit d’été » de W. Shakespeare. Un spectacle fait de répétitions à vue.
Le tout raconté par un acteur-conteur qui joue tout sans décor et se joue du théâtre dans le théâtre… Cf Shakespeare.
Prétexte à mettre en abîme le processus de création d’une compagnie, la vie d’une troupe, les aléas des relations humaines, la recherche épique des acteurs voulant jouer Shakespeare, leurs enquêtes…
Le rire est au rendez vous, mais pas seulement. La beauté, la tragédie, la vertu, les vices… Bref, l’humanité. Tout ce qui nous fait aimer Shakespeare… Et surtout le théâtre en général.
infos, photos et teaser du spectacle : [https://www.enchantiertheatre.fr/nos-spectacles/pretextes/](https://www.enchantiertheatre.fr/nos-spectacles/pretextes/)
Théâtre conté
Public: Tout public à partir de 13 ans
Durée : 90 minutes
Jeu : Benjamin George
Mise en scène :Benedikte Marie Peres
Direction d’acteur : Luc Faugère
Le théâtre dans le théâtre par la performance d’un acteur-conteur. Il joue tout : Les personnages, les objets, les atmosphères… En en explorant toujours l’authenticité. Dans ce spectacle, toute ressemblance avec l’imaginaire ne serait que pure réalité!
infos sur le spectacle : [https://www.enchantiertheatre.fr/nos-spectacles/don-juan-variation-pour-un-acteur/](https://www.enchantiertheatre.fr/nos-spectacles/don-juan-variation-pour-un-acteur/)
Mois après mois, un acteur, Benjamin George, un directeur d’acteur, Luc Faugère, et un metteur en scène, B. Marie Peres ont décrypté gestes, appuis des acteurs, imaginaires et réalités des personnages de « Dom Juan ». Le texte est fidèle à Molière.Il y a le récit épique, le rire, la tristesse, les violences, les douceurs, les mots, les silences, les suspensions, les danses, tout ce qui fait la réalité en scène et en direct.Il interroge ainsi la modernité d’un classique de la littérature théâtrale. Le texte est fidèle à Molière, lui-même écrivant sur la légende du « Festin de pierre ».
Un acteur… Des Personnages… Des mots pour le dire !
Paiement sur place en espèce ou billetterie en ligne : [https://www.billetreduc.com/spectacle/don-juan-variation-pour-un-acteur-402603](https://www.billetreduc.com/spectacle/don-juan-variation-pour-un-acteur-402603)
**Peur Bleue !**
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**Conte musical d'Halloween**, vous entraîne dans l'odyssée hantée de Jack, fantôme maudit, condamné à errer parmi les vivants depuis des siècles.
Mais Jack n'est pas un fantôme comme les autres...
Traqué par les ténèbres, il traverse les âges en quête d'une seule chose : la rédemption. Il est là, sur scène, bien réel — prêt à vous regarder dans les yeux, à vous parler, à vous embarquer dans son histoire.
Face à un orchestre qui devient tour à tour souffle, murmure et cri, son récit prend corps sous vos yeux. Les cordes ne se contentent pas de jouer : elles grincent, sifflent, chuchotent.
Frissons garantis au son de Psychose de Bernard Herrmann, de la Suite St Paul de Gustav Holst, et d'extraits envoûtants de L'Étrange Noël de Monsieur Jack de Danny Elfman, de Thriller de Michael Jackson - révélant tout ce qu'un orchestre symphonique peut faire naître de plus inattendu.
### Un conseil : venez déguisés !
### Jack aime la compagnie.
Entre suspense, humour noir et frissons partagés, ce spectacle musical promet une expérience que vous ne verrez nulle part ailleurs. Oserez-vous répondre à l'appel de Jack ?
**Un goûter est offert aux enfants à l'issue de chaque séance.**
Quand Virginia Woolf se penche sur les facteurs qui ont empêché l’accès des femmes à la production littéraire, elle clame dès 1928 la nécessité d’une chambre à soi\[1\] et d’une indépendance financière pour que s’exerce la création. Au milieu des années 1990, alors que Guillaume Dustan, fait rentrer les lecteur·ices dans sa chambre\[2\], faisant le récit de sa sexualité comme d’une pratique culturelle et politique, une génération d’adolescent·es, celle de la Bedroom Culture, celle qui se relie au monde depuis sa chambre via Internet, amorce une auto-éducation à l’image avec des jeux vidéo (en ligne), des proto-réseaux sociaux, des chaînes vidéos et d’autres plateformes d’échanges. La chambre et son écran connecté deviennent alors poreux à la virtualité en multipliant les accès aux mondes digitaux.
Avec l’arrivée des médias, de la télévision, du téléphone, d’Internet, de l’ordinateur portable, du smartphone, la chambre à coucher n’est plus seulement un lieu privé dédié au sommeil, et au rêve, elle devient un espace de communication, de production et de consommation. Les technologies finissent de dissoudre les frontières entre les sphères privée et publique, entre la vie réelle et virtuelle. On navigue, on lit, on écrit, on travaille, on chat, on achète, on email, on stream, on zoom, on s’émeut, on joue en réseau, on existe dans le cyberespace, depuis son lit. On est là et pas là en même temps, où qu’on soit, où qu’on aille. On élargit l’expérience de la virtualité. L’expérience de ce qui n’existe pas de manière matérielle, mais de ce qui est actif, de ce qui a un effet sur le réel, sur le monde physique, grâce à un support technique, mental ou psychique. Le cyberspace et le rêve ne sont-ils pas peuplés de créatures digitales, d’existences variables, de fantômes avec qui agir, converser, œuvrer, aimer, gouverner ?
D’une chambre à soi à la Bedroom Culture, en passant par le rêve et le cyberespace, cette exposition collective explore notre rapport à la virtualité, où se tisse un réseau de subjectivités et de désirs, et réunit des œuvres et des artistes qui naviguent avec fluidité entre ces différents mondes.
Exposition collective du samedi 7 février au dimanche 30 août 2026, sur un commissariat d’Elfi Turpin, réunissant les œuvres d’Assya Agbere, Absalon, Heidi Bucher, Marinette Cueco, Lou Fauroux, Dominique Gonzalez-Foerster, Donna Gottschalk, Konstantinos Kyriakopoulos, Laura Lamiel, Seulgi Lee, Lori, Ash Love, Nathalie Magnan, Beatriz Santiago Muñoz, Nam June Paik, Rosemarie Trockel, Madame Zo.
1 soirée, 2 spectacles - Parcours théâtre avec le Festival Fragments aux Avant-Postes
**La Chasse au lapin – Compagnie Désemballer (50 min)**
Écriture Marie De Dinechin, mise en scène Matteo Perez
Marie De Dinechin et Matteo Perez présentent un spectacle en deux temps : si la première partie interroge l’économie du spectacle vivant et les conditions de la création, la seconde bascule dans un autre registre. Une jeune femme essaie de restituer, dans une lettre-confidence adressée au public, un récit sur les violences familiales.
**La Nuit juste avant les forêts – Compagnie Des milliers de voix qui vous parlent (30 min)**
Mise en scène Sarah Cohen, texte Bernard-Marie Koltès
Pensée comme une expérience à la croisée du théâtre et des arts visuels, cette adaptation de _La Nuit_ juste avant les forêts témoigne de la modernité du texte de Koltès. Une traversée nocturne, politique et poétique où la parole devient un appel vital à la rencontre, face à la solitude et la disparition. Il s’agit de dire, de continuer de dire, de pousser un dernier cri, un dernier appel à vivre pour finalement demander : comment poursuivre ?
1 soirée, 2 spectacles - Parcours théâtre avec le Festival Fragments aux Avant-Postes
**La Chasse au lapin – Compagnie Désemballer (50 min)**
Écriture Marie De Dinechin, mise en scène Matteo Perez
Marie De Dinechin et Matteo Perez présentent un spectacle en deux temps : si la première partie interroge l’économie du spectacle vivant et les conditions de la création, la seconde bascule dans un autre registre. Une jeune femme essaie de restituer, dans une lettre-confidence adressée au public, un récit sur les violences familiales.
**La Nuit juste avant les forêts – Compagnie Des milliers de voix qui vous parlent (30 min)**
Mise en scène Sarah Cohen, texte Bernard-Marie Koltès
Pensée comme une expérience à la croisée du théâtre et des arts visuels, cette adaptation de _La Nuit_ juste avant les forêts témoigne de la modernité du texte de Koltès. Une traversée nocturne, politique et poétique où la parole devient un appel vital à la rencontre, face à la solitude et la disparition. Il s’agit de dire, de continuer de dire, de pousser un dernier cri, un dernier appel à vivre pour finalement demander : comment poursuivre ?
**Jeudi 3 septembre, rendez-vous au centre St-Pierre pour célébrer la sortie du 2ème EP d'Akaëm : SENTIMENTALE !**
\- Première partie : Yadē
\- Buvette et petite restauration sur place
\- Ouverture des portes 19H30
\- Le nouveau merch d'Akaëm sera en vente !
Cet événement est en collaboration avec Medusyne
**Akaëm**
Avec son 2ème EP Sentimentale, Akaëm nous livre 5 titres sincères où elle assume et partage sans filtre ses émotions. Les thèmes: santé mentale, colère, interrogations, amour et autodérision.
A travers ses chansons, l'artiste libère sa parole, et ses états d’âme sur des sonorités électro-pop élégantes. Avec une voix claire et affirmée, sa fragilité et sa détermination se répondent et nous bouleversent. Avec Sentimentale, elle affirme un univers authentique et profondément humain.
**Yadē**
Infirmière en psychiatrie, artiste, femme engagée… Autant de visages que porte Yadē, autour d’un projet pop électronique qui a vu le jour en 2023. Sous une musique magnétique et sensible, Yadé démontre une force envoûtante.
PRIX LIBRE (MIN 5€)
TARIF CARTE JEUNE 5€ = 2 PLACES
C’est une histoire de survie dans un monde qui pèse trop lourd pour une « lesbienne noire, grosse, sans enfant et vieillissante », comme elle se décrit. Dans la lignée de _Parable of the Sower_ de l’autrice afro-américaine de science-fiction Octavia E. Butler qui voit une adolescente inventer sa propre religion dans un monde qui dégénère, Rébecca Chaillon cherche dans le ciel une façon de bâtir des « safe space » pour elle et sa bande de performeur·ses marginalisé·es. Cosmique, astrologique, sa nouvelle épopée n’en est pas moins ancrée dans le réel, en partant de l’expérience de vies qui résistent à la norme et à ce qu’elle écrase. Au rire, à la révolte et à l’engagement des corps qui ont fait sa marque de fabrique, Rébecca Chaillon ajoute une fibre nouvelle pour la science-fiction rebelle. La possibilité de se rêver un autre avenir.
Une pole danceuse, une ex-infirmière, un acteur-rappeur, une cinéaste : autour de Margot Alexandre, l’autre moitié des Toro Toro, des performers poussent en terrain non-balisé cette chronique d’une famille modeste et bancale. La mère, femme de ménage, et la grand-mère, aide-soignante virée pour vol, tiennent tant bien que mal la baraque pendant que le fils zone, et s’offre à tous, et que la fille a fait le choix de ne plus sortir de sa chambre. Quant à la voisine de palier, qui travaille sur des tapisseries médiévales retrouvées, elle deviendra la narratrice de leur inexorable chute. Les Toro Toro placent leur esthétique queer et pluridisciplinaire sous perfusion des pastorales, grandes formes de théâtre amateur jouées l’été dans les villages basques et béarnais. Réhabilitant dans un même élan les cultures populaires et les vies minuscules, les marges et l’ordinaire. Avec l’espoir que la tradition n’empêche pas l’émergence de nouveaux récits.
Pomme-frite, le vieux chien édenté, est introuvable. Comme les poules Grisette et Blanchette, ou Jason le hamster. Comment leur dire adieu ? Les réponses recueillies par Valérie Mréjen auprès d’enfants de tous âges, qu’on aperçoit en film sur le décor, sont pleines d’imagination et de poésie. Dans un joyeux ping-pong narratif, les trois comédien·nes rejouent avec délices les cérémonies qui leur ont été confiées : chanter, danser, ramasser des cailloux, des fleurs, ou recréer un monde miniature, « comme les Égyptiens ». À moins que ces personnages ne deviennent eux-mêmes ces fantômes d’animaux, se métamorphosant avec quelques accessoires de récup’. Pour sa 4e pièce jeune public également proposée dans le cadre du Projet Kids – la grande colo artistique de Fanny de Chaillé – Valérie Mréjen enchante la parole documentaire enfantine, avec une imagination débridée.
Achevant sa trilogie autour des Don Quichotte des temps modernes (_Philippe K. ou la fille aux cheveux noirs_, puis _Rodez-Mexico_), l’auteur, romancier, metteur en scène, comédien Julien Villa rameute son adolescence dans la destinée de rois losers magnifiques – David, Fafa et Julo – qui trouvent dans le rap des années 90 matière à se faire adouber par les gros bras d’une cité de Montpellier. Depuis le plateau frontal de l’émission de radio, ça rappe, ça délire, ça battle, ça dérape. La langue est nerveuse, le théâtre foisonnant et libre, des figures manga se font marionnettes et des boites de pizza deviennent décor. Entouré de deux jeunes comédien·nes, Anaïs Gournay et Amine Hamidou et de son acolyte, le musicien Tristan Ikor, Villa invente une poésie des halls d’immeubles sous influence de _Dragon Ball Z_, dans une nouvelle facette de ses obsessions mythologiques.
Cela fait quarante ans que Jeanne Candel fabrique de la fiction et des spectacles, la preuve avec ces enregistrements miraculeusement gardés sur cassettes, qu’elle enregistrait enfant avec son amie Laure Mathis, comédienne toujours à ses côtés. Pour célébrer cette incroyable longévité, et saisir ce qui la fait encore continuer, Jeanne Candel bricole un autel-refuge à l’essence même du théâtre. Quelque chose de mythologique et débordant, comme la figure ambivalente de Dionysos, que sa troupe d’artisans-performers de la vie brève alimente à coups de tragédies-portatives à vue et d’un instrumentarium bariolé – piano préparé, violoncelle, batterie. Fidèle à son amour de la machinerie-théâtrale artisanale, qui jaillissait si brillamment dans _Fusées_, Jeanne Candel se paie une cure de jouvence aux sources de son art, qui remontent à l’enfance, à l’Antiquité. À toujours.
Pomme-frite, le vieux chien édenté, est introuvable. Comme les poules Grisette et Blanchette, ou Jason le hamster. Comment leur dire adieu ? Les réponses recueillies par Valérie Mréjen auprès d’enfants de tous âges, qu’on aperçoit en film sur le décor, sont pleines d’imagination et de poésie. Dans un joyeux ping-pong narratif, les trois comédien·nes rejouent avec délices les cérémonies qui leur ont été confiées : chanter, danser, ramasser des cailloux, des fleurs, ou recréer un monde miniature, « comme les Égyptiens ». À moins que ces personnages ne deviennent eux-mêmes ces fantômes d’animaux, se métamorphosant avec quelques accessoires de récup’. Pour sa 4e pièce jeune public également proposée dans le cadre du Projet Kids – la grande colo artistique de Fanny de Chaillé – Valérie Mréjen enchante la parole documentaire enfantine, avec une imagination débridée.
L’augmentation du prix du pain n’a-t-elle pas sonné l’heure des premières révoltes populaires de 1789 ? Pas étonnant que miches, brioches et chouquettes soient conviées à la grande table de l’Histoire, supports inventifs de cette très vivante leçon sur les débuts de la Révolution française. En mitrons aux mains blanchies par la farine, Vincent Berger et Juliette Allain s’attellent à tout reprendre depuis la convocation des États Généraux, incarnant à eux deux tous les protagonistes – roi, reine, peuple de Paris et les 1 200 députés ! Les fiévreux débats d’hier sur la représentation, la justice sociale et les contre-pouvoirs percutent avec force ceux d’aujourd’hui. Un théâtre vif et nécessaire, dans la droite ligne de cette passionnante « fabrique théâtrale des savoirs » que développe depuis longtemps la metteuse en scène.
Au sol, une mosaïque de photographies sur laquelle la comédienne navigue. En fond de scène, un écran où se superposent visages du passé, photos piochées et reflets de Valérie Dréville, filmée par quatre caméras au plateau. Guy Cassiers, grande figure de la mise en scène belge, a conçu une scénographie kaléidoscopique éclairant toutes les couches d’écriture – journal intime, chronique, poésie, roman – de Camille de Toledo. Après le suicide de son frère et la mort de ses parents, Thésée, double autofictionnel de l’écrivain, quitte Paris pour Berlin, où il pense se réinventer. Mais, toujours intranquille, il n’a d’autre choix que d’affronter les archives et le lourd passé familial. Avec une douceur et une sobriété infinies, Valérie Dréville se fait la voix de Thésée et celle de toutes les personnes disparues autour. Ce qui se tisse dans cet entrelacs de traces, de mémoire et de poésie, embrasse, par l’intime, toutes les blessures du 20e siècle.
Après ses mises en scène ambitieuses (_Lieux Communs_ ou _Salle des fêtes_), Baptiste Amann retrouve un théâtre à l’os, circonscrit à un trio d’acteur·rices familier·ères de son théâtre (Samuel Réhault, Lyn Thibault et Alexandra Castellon). Tout part ici d’une interrogation vertigineuse : comment conjurer le désir de mort d’un jeune adolescent dont le père s’est lui-même suicidé quand il avait 5 ans ? L’auteur, conscientque la réponse à cette question est aussi nécessaire qu’impossible, déploie un récit qui entremêle les styles, superpose les temporalités, glisse de la blessure intime aux souvenirs revisités, pour partager son dénuement devant la difficulté qu’il éprouve à penser la filiation à l’épreuve du découragement. Baptiste Amann excelle à manier ces plongées tout à la fois triviales, ordinaires et lyriques. Son adresse à l’enfant vacillant soulève aussi tout le potentiel de l’écriture à réinventer les liens qui nous relient aux absent·es.
Pomme-frite, le vieux chien édenté, est introuvable. Comme les poules Grisette et Blanchette, ou Jason le hamster. Comment leur dire adieu ? Les réponses recueillies par Valérie Mréjen auprès d’enfants de tous âges, qu’on aperçoit en film sur le décor, sont pleines d’imagination et de poésie. Dans un joyeux ping-pong narratif, les trois comédien·nes rejouent avec délices les cérémonies qui leur ont été confiées : chanter, danser, ramasser des cailloux, des fleurs, ou recréer un monde miniature, « comme les Égyptiens ». À moins que ces personnages ne deviennent eux-mêmes ces fantômes d’animaux, se métamorphosant avec quelques accessoires de récup’. Pour sa 4e pièce jeune public également proposée dans le cadre du Projet Kids – la grande colo artistique de Fanny de Chaillé – Valérie Mréjen enchante la parole documentaire enfantine, avec une imagination débridée.
Après ses mises en scène ambitieuses (_Lieux Communs_ ou _Salle des fêtes_), Baptiste Amann retrouve un théâtre à l’os, circonscrit à un trio d’acteur·rices familier·ères de son théâtre (Samuel Réhault, Lyn Thibault et Alexandra Castellon). Tout part ici d’une interrogation vertigineuse : comment conjurer le désir de mort d’un jeune adolescent dont le père s’est lui-même suicidé quand il avait 5 ans ? L’auteur, conscientque la réponse à cette question est aussi nécessaire qu’impossible, déploie un récit qui entremêle les styles, superpose les temporalités, glisse de la blessure intime aux souvenirs revisités, pour partager son dénuement devant la difficulté qu’il éprouve à penser la filiation à l’épreuve du découragement. Baptiste Amann excelle à manier ces plongées tout à la fois triviales, ordinaires et lyriques. Son adresse à l’enfant vacillant soulève aussi tout le potentiel de l’écriture à réinventer les liens qui nous relient aux absent·es.
Pomme-frite, le vieux chien édenté, est introuvable. Comme les poules Grisette et Blanchette, ou Jason le hamster. Comment leur dire adieu ? Les réponses recueillies par Valérie Mréjen auprès d’enfants de tous âges, qu’on aperçoit en film sur le décor, sont pleines d’imagination et de poésie. Dans un joyeux ping-pong narratif, les trois comédien·nes rejouent avec délices les cérémonies qui leur ont été confiées : chanter, danser, ramasser des cailloux, des fleurs, ou recréer un monde miniature, « comme les Égyptiens ». À moins que ces personnages ne deviennent eux-mêmes ces fantômes d’animaux, se métamorphosant avec quelques accessoires de récup’. Pour sa 4e pièce jeune public également proposée dans le cadre du Projet Kids – la grande colo artistique de Fanny de Chaillé – Valérie Mréjen enchante la parole documentaire enfantine, avec une imagination débridée.
C’est une histoire de survie dans un monde qui pèse trop lourd pour une « lesbienne noire, grosse, sans enfant et vieillissante », comme elle se décrit. Dans la lignée de _Parable of the Sower_ de l’autrice afro-américaine de science-fiction Octavia E. Butler qui voit une adolescente inventer sa propre religion dans un monde qui dégénère, Rébecca Chaillon cherche dans le ciel une façon de bâtir des « safe space » pour elle et sa bande de performeur·ses marginalisé·es. Cosmique, astrologique, sa nouvelle épopée n’en est pas moins ancrée dans le réel, en partant de l’expérience de vies qui résistent à la norme et à ce qu’elle écrase. Au rire, à la révolte et à l’engagement des corps qui ont fait sa marque de fabrique, Rébecca Chaillon ajoute une fibre nouvelle pour la science-fiction rebelle. La possibilité de se rêver un autre avenir.