Le musée retrace la vie dans le terroir marseillais du XVIIIe siècle au XIXe siècle : mobilier, costumes et objets restituent le cadre de vie traditionnel en Provence. Les collections d'art religieux, de crèches et de santons évoquent fêtes et coutumes.
L’argent a historiquement structuré la vie domestique à travers l’évolution de la répartition genrée des tâches, l’homme ayant le rôle subvenir aux besoins de la famille. Dans son dernier ouvrage, _La promesse qu’on nous a faite_, Fatma Çingi Kocadost opère une double démystification, celle du mariage pour les femmes maghrébines, et celle de l’émancipation féminine par le salariat. Cet ouvrage offre une critique nécessaire du féminisme occidental à l’épreuve du réel.
Si le travail a pu être considéré comme un horizon libérateur pour les femmes, en réalité, il a uniquement permis de renforcer les inégalités : il a chargé les femmes d’une double journée et d’une double responsabilité, domestique et professionnelle.
Musée associatif, lieu unique à Marseille, il est la mémoire vivante de l'industrie navale, qui a fait travailler plus de 10 000 familles dans la ville, et 35 000 en Provence.
A la lisière de Malpassé et du Merlan, une ancienne fabrique, superbement réhabilitée, abrite l'un des très rares musées, exclusivement consacrés à la moto.
Pour clôturer les lectures régulières du mardi au Parc de Bougainville, les bibliothécaires donnent rendez-vous aux enfants et aux familles pour une après-midi festive autour d'une grande bibliothèque en plein air :
* Lectures partagées
* Histoires en Kamishibaï
* Jeux autour du livre
* Atelier créatif
Une salle d'exposition permanente présente et explique les monnaies frappées à Marseille, plus vieil atelier d'Occident, et en provençal pendant 2400 ans (VIe siècle avant J.C. à 1857) ainsi que les échanges avec leurs partenaires économiques.
L'année 2013 a vu l'inauguration d'un nouvel équipement dédié à la création contemporaine. Le Panorama et plus généralement la réhabilitation de la Friche La Belle de Mai donne un nouvel élan à la place de l'art contemporain sur la ville.
D'une profondeur de 450 m, le Puits Hély d'Oissel fut en activité de 1922 à 1962. Aujourd'hui, devenu musée, il est un site touristique incontournable pour découvrir le passé minier de ce coin de Provence.
Le Musée des Beaux-Arts est le plus ancien des musées de Marseille. Il est l'un des quinze musées que le Consulat crée en 1801 dans les grandes villes de France.
L'exposition Nador - Fragments en tension présente les photographies de Susanna De Vido accompagnées de textes de Sophie Dulau. Développée en collaboration avec Audrey Le Henaff et Hakim Cherkaoui, l’exposition est née d'une résidence de huit jours à Nador, au Maroc, organisée dans le cadre du programme Erasmus+ Lalimed, qui a réuni des enseignant·es-chercheur·euses des écoles d'architecture et de paysage de Marseille, Rabat, Venise et Bruxelles.
Située au bord de l'une des plus importantes lagunes de la Méditerranée, Nador connaît aujourd'hui de profondes transformations. Les changements climatiques viennent se superposer à un territoire déjà marqué par de fortes inégalités sociales, des héritages coloniaux et des dynamiques urbaines où se côtoient habitat informel, grands projets portuaires et développement touristique. Face à ces tensions, comment penser les formes contemporaines de l'adaptation, et comment représenter la complexité d’un territoire en profondes transformations sans le réduire à une image unique, ni reconduire les récits et les représentations qui l'ont longtemps défini et simplifié ?
L'exposition propose de répondre à cette question par une écriture fragmentaire, en utilisant une diversité de médiums où photographies, textes, vidéos, sons et gestes performatifs sont assemblés comme les pièces d'un patchwork. Plutôt que de dresser un portrait exhaustif de Nador ou d'en proposer une cartographie descriptive, cet assemblage cherche à recoudre, à partir de nos expériences de terrain, des fragments de paysages, de récits et de situations, laissant apparaître la complexité du territoire, les écarts, les tensions et les contradictions qui le traversent aujourd'hui.
L'exposition investira les structures et les interstices de l'Institut Méditerranéen de la Ville et des Territoires qui accueille l’École nationale supérieure d'architecture de Marseille, l’annexe marseillaise de l’Ecole nationale supérieure de paysage et l’Institut d’urbanisme et d’aménagement régional d’Aix Marseille Université dans le cadre de la Saison de la Méditerranée, du 10 septembre au 31 octobre 2026.
Curation : Susanna de Vido, architecte photographe et Sophie Dulau, architecte paysagiste doctorante au laboratoire Larep Ensp-Versailles.
Co-curation : Audrey Le Hénaff, architecte enseignante chercheuse au laboratoire Inama - Ensa-Marseille et Hakim Cherkaoui, architecte enseignant chercheur - ENA-Rabat.
Démarche à l'initiative de Laurent Hodebert, Professeur à l’ENSA Marseille.
Fermé temporairement
Dans un bel hôtel particulier du XIXe siècle, il abrite les très riches collections d'une famille de négociants issue de la bourgeoisie marseillaise, à son apogée après 1848.
24.10 20h30 \* Projection de Géographies de Chaghig Arzoumanian et conversation entre la réalisatrice et Rasha Salti
(cette projection fera suite à la présentation de la performance scénique Elegie d’une disparition: de 19h à 20h à la Friche Belle de Mai)
### _Géographies_ de Chaghig Arzoumanian,
2015, Liban, 72 minutes en arménien
Chaghig Arzoumanian a 27 ans, mais elle pourrait en avoir mille : en voix off, elle prend personnellement en charge le passé de sa famille, la sédimentation de prénoms, de récits, de trajets et de photographies qui lui en a été transmis par bribes, on-dit, anecdotes. Sa généalogie arménienne, qui prend des proportions mythiques, est réinscrite dans les paysages d’aujourd’hui. « Les ruines ont fusionné avec la terre », entend-on de la plaine d’Anatolie que ses grands-parents ont quitté enfants au début du génocide arménien. Mais la cinéaste découvre d’autres exils sous cet exil, plus anciens, dont elle incruste les fantômes dans le présent – familles persécutées pendant le sultanat au seizième siècle, enfants épargnés en 1915 par la chance d’une circoncision médicale, tête coupée d’un époux découverte par sa femme. Cette violence historique a pour contrepoint l’éclat intime, chaleureusement familial, d’histoires plus récentes. L’abstraction topographique cède sous le récit familial, un homme fabrique trois barques avec une orange; des fruits poussent en surimpression sur un champ stérile. De l’Anatolie, l’exil a mené à Beyrouth, où Chaghig Arzoumanian est née, mais une branche de la famille a bifurqué au Caire, à Damas, Jaffa… La carte devient tapisserie aux couleurs et aux motifs multiples, changeants – une épopée tissée de fils individuels. (Charlotte Garson)
**Chaghig Arzoumanian** vit et travaille au Liban et en France. Ses grands-parents avaient quitté enfants leur village natal de Burunkisla pendant le génocide arménien de 1915. Elle est née à Beyrouth en 1988 et travaille actuellement entre Paris et Beyrouth. Elle est diplômée de l’Université de Paris VIII, titulaire d’une double maîtrise en cinéma et de valorisation du patrimoine cinématographique et a été formée à la restauration du film au laboratoire portugais d’archives de films (ANIM). Elle a dirigé plusieurs courts métrages et un moyen métrage : Au retour des marées. Geographies est son premier long métrage. Elle a co-monté en 2013 le documentaire E-muet dirigé par Corine Shawi et qui a été programmé en avant-première au FID Marseille.
**Rasha Salti** est chercheuse, écrivaine et curatrice d’art et de cinéma. Elle a été programmatrice au Festival du film international de Toronto (2011-2016) et depuis 2017, elle est chargée de programme à l’Unité Société et Culture à Arte France pour La Lucarne. Elle a été co-commissaire de Mapping Subjectivity: Experimentation in Arab Cinema from the 1960s until Now, avec Jytte Jensen (MoMA New York, 2010-2012).
Elle était l’une des commissaires de la 10e Biennale de Sharjah (2011). Elle a été directrice de la 1ere session de l’Académie Résidence RAW centre pour l’art, le savoir et la societe (Dakar 2016). Elle a été programmatrice des cycles de conférences et projections « Palestine : territoire, mémoire, projections » (Mucem, La compagnie lieu de création, Marseille, 2017). Elle a été co-commissaire, avec Kristine Khouri de l’exposition documentaire et archivale Past Disquiet qui a été présentée au MACBA (Barcelone 2015), à la Haus der Kulturen der Welt (Berlin, 2016), au Musée de la Solidarité Salvador Allende (Santiago, 2018), au Musée Sursock (Beyrouth, 2018), au Zeitz MoCA (Le Cap, 2023), au Palais de Tokyo (Paris, 2024) et à Framer Framed (Amsterdam, 2025). En 2026, elle a fait partie de l’équipe curatoriale, dirigée par Koyo Kouoh pour la 61e Biennale de Venise.
Salti a dirigé la publication d’Insights into Syrian Cinema: Essays and Conversations with Filmmakers (2006, ArteEast et Rattapallax Press), de Beirut Bereft, The Architecture of the Forsaken and Map of the Derelict (Sharjah Art Foundation, 2010, en collaboration avec le photographe Ziad Antar) et de I Would Have Smiled: A Tribute to Myrtle Winter-Chaumeny, avec Issam Nassar, en 2010.
Marseille est la seule ville de France, avec Paris, où l'on peut visiter un musée consacré aux arts de l'Afrique, de l'Océanie et des Amériques. Le MAAOA propose une collection riche d'objets d'art, à la fois témoins culturels et oeuvres à part entière.